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man). Ces oiseaux frappèrent de leurs ailes et de leurs becs, l'aigle qui, vaincu dans cette lutté mégale, tomba sur la grande place du Cuzco. Lorsqu'on le releva, on s’apercut qu'il étaitcouvert delèpre etdépouillé d’une partie de ses plumes. On essaya de le rappeler à la vie; mais il mourut deux jours après. Les devins donnèrent à cé prodige diverses explications ; tous tombèrent d'accord surun point ; asavoir, que ce prodige annoncçäit la chute prochaine de l'empire des Incas. On avait remarqué depuis quelque temps des tremblements de terre plus fréquents et plus terribles qu’à l’ordinaire ; la mer monta plusieurs fois au-dessus de son niveau; des montagnes s'abimérent ; la lune apparut au milieu de trois grands cercles : le premier, de couleur de sang, annonçait d’après l'interprétation d’un célèbre devin, appelé Llaica, qu'après la mort de l’inca, ses fils se livreraient une guerre cruelle et que la race royale s'éteindrait en leurs personnes ; le second, de couleur verdâtre, annonçait la destruction dela religion, et le troisième, de couleurnoire, annonçait que l’empire se dissiperait en fumée. Les autres devins reconnurentque cette prédiction était juste. Huayria- Capac se montra d’abord incrédule; mais s'étant rappelé les prophéties faites à ses ancêtres et les ayant rapprochées de ces pronostics récents, en conçut un violent chagrin que vint augmenter ‘encore la nouvelle du débarquement des hommes blancs et barbus. 1 fit faire partout des sacrifices au Soleil; tous les oracles furent consultéset, en parti-
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) y en
culier, celui de Pachacamac ; mais les. réponses furent confuses et contradictoires. Garcilaso tenait les faits que nous venons de rapporter de deux officiers péruviens convertis au christianisme et nommés D. Juan Pechuta et Chauca-Rimachi. A vant de mourir l'inca ordonna que ses entrailles et son cœur fussent inhumés à Quito et que son corps füt transporté au Cuzco. À ses derniers moments il annonça d'une voix solennelle et prophétique la chute prochaine de l'empire ; il assura même que ce seraient les hommes blancs qui deviendraient les maîtres du Pérou. Il ordonna à ses fils et à son peuple de leur obéir comme aux envoyés du grand Viracocha. Cette prophétie est aussi rapportée par Cieça de Leon (1). Elle ne paraît pas avoir été inventée après la conquête pour flatter l’orgueil espagnol, car Gomara assure que Huayna-Capac étantmort, Huascar-inca, son fils aîné, se serait conformé à ses dernières volontés en faisant l'abandon aux Européens de tout le royaume de Quito gouverné par son frère Ata-
hualpa. Cette déclaration fut faite en présence des «deux Espagnols Hernando de Soto et Pedro del Barco
Mais peut-être ne faut-il y voir quel’effetde la haine de Huascar contre son frère.
Les expéditions que nous avons racontées som mairement sous le règne de Huayna-Capac, sont altestées par tous les autres historiens. Quant aux événements qui suivent la mort du 12° inca, nous
(1) €. liés