‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 124 sur 244 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Cellule de Rose. — Faveurs célestes qu'elle y reçoit.

L'épouse dit dans le Cantique ' : « J'ai cherché celui que f aime y je Vai trouvé^ je Vai embrassé^ et je ne le laisserai point en aller. » Ces paroles étaient parfaitement applicables à celle dont nous écrivons l'histoire.

* Gonzalez, cb. ni, p. 4.

Elle avait cherché Dieu dès l'enfance , en corres^ pondant toujours à la grâce prévenante et en mar* chant en présence du Seigneur, sans jamais le perdre de vue. Dans toutes ses actions , elle s'était souvenue de lui et s'était oubliée elle-même avec le détachement le plus complet.

Toujours son intention avait été parfaitement pure et simple; son but unique étant de servir et d'honorer Dieu, et d'accomplir en toute rencontre sa volonté, elle avait étouffé dans son cœur tout sentiment d'amourpropre, de respect humain et de vaine gloire, car elle savait que quiconque en use autrement aspire à se satisfaire lui-même et ne cherche pas Jésus-Christ.

Et ayant cherché Dieu avec une si constante fidélité, elle l'avait trouvé, il s'était uni à elle et elle s'était unie à lui si intimement qu'elle le sentait dans son coeur, d'où elle avait banni le péché, et où elle jouissait d'une sérénité, d'une paix et d'une joie intérieure que la seule présence du Seigneur y peut apporter : (( La sérénité de l'âme , a dit un grand mattre de la » vie spirituelle \ est l'effet des grandes lumières qui » en chassent les ténèbres; la paix vient de l'éloigne- » ment des objets capables de la troubler; la joie pro- » cède de la grâce dont elle est toute pénétrée, et qui , » remplit toutes ses puissances. Alors il est vrai de » dire qu'elle a trouvé ce qu'elle cherchait et que c'est . » le fruit de sa longue persévérance. »

Nous avons parlé, dans nos précédents chapitres,

' Le R. P. Surin, de la Compagnie de Jésus. Les Fondements de la vie spirituelle j ch. vn, p. 155.

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