CHAPITRE NEUVIÈME. 2aa
du premier {procès qui eat lieu après la mort de notre sainte, que. par hiusûlité Rose &'eiD|)ressdL& d'obék à tous lies habâta&tet de la maison^ sans en e&ee^ter te» eafaots, les domestiques et laéiiie les esetaves. S'estir maeoi k deroîère de toutes « elle considérait les curdres qu'oa lui donnait ecunioe anta&t de fiàveurs^ surtoul lorsqu'ils indiquaient qu'on avait basse opinioik d'elle ^ , Quand elle allait se eonfessery l^ vioteoee de, ses saBglots semblait devoir Im brisée la poittcine ^ eUe &^exai»inait a^vee wàe sévéri té inouïe , s'accusait ave€ la plus prolbAde coatritioa de ses prétendus péchés et nQdoqueffîenrts^ taadi& que, nous le répétons, jamais aucua de se» confesseurs oe découvrit e& eUe rien qui eût pu servir de maitière à ra];isolQtiûB sacrafiEien telle'.
L'husiilité poufisait aussi Rose à celer avea scôn à autrui les grâces innooibrables dont Le^ Seigneur la comblait y et danl elle se ffecon naissait toat à £ait ÎBdligBe. Les personnes qui vivaient daas son isitimité parvenaient diSkilemeat à co^naitre une faible partie des fiaiv€si.r& célestes doat ette était l'objet. Elle ne parlait de ces ooep villes que k>iîsqu'elte ea était soBftHiiée au nos de la sainte ob^^issanee, et alors c'^était e& termes très-brefe, avec use prodeace e&tréli^; eileâe bornait à répondre aux questioas qui; lui étaie&t adreis-sées et a'allait pas au delà* IL est hors de dottte que pkou» coanaissons à peine quelqqes fragmenis. de la vie
* BoIIan^., l. c, ch. iv, p. 9ît. — Gonzalez, ch. iv, p. 1# et i5«iv. -r- Ott,. dk. vtf p* 3^ et saiv. ...
2Si SAINTE ROSE DE LIMA.
mystique de Rose ; les biographes rapportent * que, l'un de ses confesseurs l'ayant un jour sondée à ce sujet, elle lui répondit : a Dès mon enfance , j'ai sup- » plié Dieu de ne pas permettre que les choses que sa » bonté opère en moi fussent manifestées , et con- » naissant la sincérité de ma prière , il a daigné » m'exaucer. »
L'humilité de Rose lui donnait un trait de ressemblance avec l'auguste créature à laquelle le complet épanouissement de cette vertu a mérité la gloire de la maternité divine. Les abaissements volontaires de notre sainte lui avaient fait trouver grâce aux yeux de la bienheureuse Vierge Marie. Nous avons parlé des faveurs dont elle la comblait. La Reine du ciel lui donna un jour une marque touchante de sa bienveillance, et lui prouva que sa vie cachée en Dieu lui plaisait. Rose s'était rendue à l'église des dominicains; tandis qu'elle s'y trouvait en prière, elle se souvint d'avoir laissé sur un meuble de sa chambre ta discipline dont elle se servait pour tenir son corps en servitude. Elle en fut affligée, car elle désirait que personne ne connût ses mortifications. Dans sa peine, elle s'adressa avec une confiance filiale à la Mère du Verbe et la supplia d'empêcher qu'on découvrit sa discipline. Puis, sans songer davantage à ce qui avait causé son inquiétude , elle acheva ses oraisons avant de retourner au logis. Mais lorsqu'elle entra dans sa petite chambre, son ange gardien lui désigna le lieu
* Rolland., /. c„ ch. iv, p. 911. — Gonzalez, eh. iv, p. 10 et saiv. — Ott, cb. iv, p. 3ô et suiv.