‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 139 sur 244 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

sées vaines 9 de trouble et de désordre; elles nourrissent i'amour-propre et éloignent de Dieu. » Cette règle avait été donnée à Rose par sainte Catherine, qui la tenait de Notre-Seigneur *.

Rose était d'ailleurs la preuve vivante de la vérité des maximes qu'elle transmettait à son père spirituel. Les faveurs célestes dont elle se voyait comblée faisaient jeter des racines de plus en plus profondes à son humilité; plus Dieu relevait et plus elle s'abais* sait; c'était sur cette solide base que reposait l'édifice de -ses vertus. Elle se considérait de la meilleure foi du monde comme la dernière des créatures, comme le rebut du genre humain, et disait que si le Seigneur cessait un seul instant de la soutenir, elle ne manquerait pas de se jeter dans l'abinie du péché. La connaissance qu'elle avait de la grandeur et des perfections de Dieu lui faisait mieux comprendre sa propre petitesse ; elle se proclamait indigne d'être éclairée par le soleil et de marcher sur la terre, elle n'était qu'un composé de misères. Telle était sérieusement l'opinion qu'elle avait d'elle-même; lorsqu'on lui affirmait le contraire elle pâlissait, versait des larmes et disait : « Je sais cela » mieux que vous ne pouvez le savoir, personne ne )) me connaît telle que je me connais moi-même^. »

Quand on lui témoignait du mépris, quand on la qualifiait de personne bizarre et ridicule, elle s en

* BoUand., /. c, p. 941 , 942. — Gonzalez, ch. xi, p. 44, 45. — Ott, p. 118 et suiv.

^ BoUand., /. c, cb. iv, p. 911. — Gonzalez, ch. iv. p. .10 et saiv. — Ott, ch. iv, p. 35 et suiv.

im SAINTE ROSE HE UMA.

réjoutôâaU ; la blèsiaîl-oii sans raisoo^ loin de dbereber à se justifier» dte a£C€|itadit jpfem^aeBt VhumiAhîkm et kBkplprail le fiardoa de ceux qii l'aecKaîeBl à tort. Lorsqu'au contraire on la Louaâl^ son emir se btissat^ et eUe s'eai efaàlnit e» Teéeuya&l se& isorti&caiAkxis. Ses îeÙJieSy ses veilks^ ks: tortuirc» qu'elle îy^sgeaii à soa eovpoy lui caneaiest de firéqueBles malKlîes ao€ompi^]iée& de dcM^urs atroces. Elle les eetaît k plats possible par bizmiiEité, afin qu'oa n'^eét pas à &'oecuper d'elle; mais queuid la Bature épuisée l'oMigeait à Stiire Tavea de ses scraffrances, dite aTail scm d'aÎQliker qWeUes teti étaîenâ brfligées es poûlioii de

9C9- VC^HvCK •

Ua jour^ aloirs qu'elle était d^ eenuMfisale de la £siiBille de la M^sa, Michel 6avzes> chanc^Eie de la calbédrale, vini Êàire visite au peceveardesdcMnaîi^s. Micbel et Gonoake firent,, daaâ le eemus de la eou^ersalion^ l'éloge des vertus, de ta vie pânleBle et mor* ti&ée de notre sainte. Bose, qui se trouviàt dans an cabinet voisin ^ fut saisie^ d'éponvante ed enfeenéant ce diâeotnrs; elle alla se réfugier dans la diaflikre de la fille de Goaaalve^ et poinr se punir d'avoir éeoctié, bien qn'invoiottlaireffi^sït^ les par&les Icmastgetises prononcées à son saîet^ elle f i^appa des poîogs sa terjrible ccMOdronne d'ai^nt et. rouvrit ainsi ks blessures de sa tète.'.

Marie Usatequi, épouse de Gonzalve, affirma, lors

' BoUand., /. c, ch iv, p. 911 €pmus^z^. cb. tTj p. tê

«t soiv» — r^ CHt,, di. iT,. pv-3S ci soiv.

*I6id. . . . ^ .

Page 1