CHAPITRE DIXIÈME
Son amour pour Dieu/son zèle pour la gloire du Seigneur.
Les faits rapportés précédemment ont pu faire comprendre que le plus ardent amour du Seigneur embrasait le cœur de Rose. La sainte était pleine d'une reconnaissance passionnée envers Celui qui ne cessait de veiller sur elle avec une si paternelle sollicitude. Les historiens que nous suivons entrent à ce sujet dans des détails du plus haut intérêt'.
* Bolland., /. c, ch. iv, p. 911. — Gonzalez, ch. iv, p. 10 et suiv. — Ott, ch. iv, p. 35 et suiv.
» Jhid.
^ Bolland., / c, ch. xi, p. 930 et suiv. — Gonzalez, ch. xm, p. 49 et suiv. — Ott, ch. xvii, p. 130 et suiv.
Le fem 'de Tafaour divin qm bradait dans le ccpur éé la chère sainte, disent-ils, se manifestait fort souvent par ilne tmnière très-brillante t|ui l'entonrart. Cette Iswîère semblait sortir de «es yeux et de sa bowc*ie
loraqn'elle était en pnère et plus encore qiTaod eRe
s*»pprochait de la sainte table. Mais elte n'avait pas conscience de cette flamme sirniatnreHe, dont «oos avons eu occasion de parler dans un de nos précédents dbapitres. fl arriva une fois qu'une pauvre fiBc passa ta nuit dans la même diambre que ftose. lorsqu'elle se réveilla, versTfeeure du «répuscifle duT»atin , elle reinarqua qu'une fuear extraordinaire xcna- ^issait la pièce. Très-dfrayée tTaliMBrd , eïle aperçut, en se retoumaut, sa compa^^ne agenouinée isus im coin, lumineuse, diaphane ^t ayant plutôt Tapparence d'un corps glorieux que d'une habitante de la terre.
L'amour dont fiose était ajiitiaée poar l'autev de tout bien se manifestait encore par les soupirs et les oraisons jaculatoires qui s'échappaient sans cesse de ses lèvres, a Seigneur, l'entendait -on s'écrier, » qui pourrait ne pas vous aimer! — Quand dcmc^ i) très-aimable Jésus ^ commencerai-je à vous aimer » dignement? — Hélas 1 que j'en suis éloignée encore! » — À quoi me sert mon cœur^ s'il ne se brise et ne » se fond d'amour pour vous ^ ? »
Quoique pleine d'^amour, Bose avait soif d'aimer davantage ; enfin elle épancha son àme dans une prière
* BoTland., I. c, di. xi, p. WH) et^uîv. — «Goazalez, tli. xm, p. 49, et suiv.^ — Ott,<*. xvH, p'. Il5t><rt«uîv.^