‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 143 sur 244 · CHAPITRE DrXIËME. tst · texte numérisé non relu

CHAPITRE DrXIËME. tst

qu'elfe se plaisait à répëier saœ cesse , qui bchis a él6 mmervéB et «knit voici la traduction littérale - :

« AdoraUe Semeur JésesnChrist^ Trai Dieu et vrai » hooame^ notre Créateur et notre Rédei»pteiiir'1 je » 4épiore dm foed de msm ccBnr de vous avoir si sog- M veat offensé, fMiroe que voi3s êtes Celui qiai Est et » qae^ voas aifue par^dessus toutes choses! — O vrai M Di^i et fiancé /dem(^ àme^ Inès-aioisalsle lésvs, moa » adoraUe «oasolateiiiry |e souhaite de vous aimer de » cet amour faaifaii, complet, :Biiiicèpe, înoompardrie, s» tavifii^ie ei éternel dont vous aiiBBeal les inen- » hmreax <d4i ciel J — Oui , Dieu de mon ooeiv, joie » de ffîom àme, je soahai<te de vous akmet autant que 1» v<m& mmB voii^ M^, béaîe entre toiiles les feinaes, j»wsi Mèfteel; laa DaBoe, la très'f)iire Vierge Marie! — j» Je voudrais v ous aîmer^ oion Se^newr et mon Dâeu, ^ CHOU salut et m(^n boàkear^ t^mme voos voms aiiaez i» vous-fl^fae. — O mou Irèssadoralale Ifeus, ^^^ i> imettez qf»e je tem commiae el me ff»ide4aiis le bra- J9 âier de votre tnès-nixleaie duiritté I n

Rose n'avait pits conscieDae de b^ vertiss et efie cherchait à celer à tous les yeuiL les ^gràc^ dont die était l'ol^t; Fana^^ q>u''eUe éprouvait poor le Sei- ^gnenr étatit ta se«ile chose q*u'*eUe ne ^t eonvrir dn v^ûâfe de rhcimîlîfté ; son cœur, semyable à n^ vaœ trop pleia., déboidaitde tontes p&rls, et ebaenne «te ses paitribs exprimait €e <|iite ce eo^ur prouvait. Lors7 qu'elle rencontrait une amie, elle la saluait toujours

*' Bolland., /. £., <ài» xx, p. 9aa«et $alT« — ^sOBjsaieK^ieh. xin, p. 49 et suiv. — Ott, ch. xvii, p. 130 et suiv.

2ft8 SAINTE ROSE DE LIMA.

des mots : « Aimons le Seigneur de toutes nos » forces et de toute notre âme. m Quand elle voulait faire Téloge d'un individu , ses louanges se résumaient en ce peu de paroles : « Il >aime Dieu véri- » tablementi » Au moment où elle ployait les genoux au tribunal de la pénitence, elle disait à son directeur en s'armant du signe de la croix : « Le Seigneur » soit avec vous, mon père ; ah ! puissions-nous Tai- » mer parfaitement; ceux qui ont le malhenr de ne » pas Taimer ne connaissent pas sa bonté ' ! »

Rose, habituellement silencieuse et recueillie, avait horreur des discours inutiles; mais elle sortait de sa retenue lorsqu'il était question de Tamour divin; elle dirigeait d'ailleurs toujours la conversation sur ce sujet qui la possédait tout entière. Elle devenait alors d'une éloquence entraînante; les paroles s'échappaient de ses lèvres semblables à des traits enflammes, et elle parvenait à embraser également les âmes de ses interlocuteurs et à leur communiquer le feu qui brûlait dans la sienne, en leur parlant de la miséricorde du Tout-Puissant, et en leur faisant connaître ses perfections infinies *.

Retirée dans sa cellule, la violence de son amour s'épanchait dans de sublimes prières qu'elle faisait à haute voix, l'extase s'emparait d'elle, et semblable au roi prophète, elle conviait tout ce qui a vie à se joindre au concert de louanges qu'elle adressait au

* Bolland., /. c, eh. xi, p. 930etsuîv. — Gonzalez, eh. xui, p. 49 et suiv. — Ott, eh. xvii, p. 130 et suiv. ^Ibid.

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