CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
devant la statue, s'écria d'un ton pénétré : « Mère bienaimée, voyez la tristesse dont votre fidèle servante est accablée, secourez-la; c'est au nom des plaies sacrées de Notre-Seigneur, dont vous êtes la fervente adoratrice, que je vous supplie d'obtenir la guérison de la nourrice malade. » En rentrant chez elle, Euphémie trouva Françoise en parfaite santé, et pouvant donner le sein à l'enfant '.
La même année, Françoise de Montoya passa toute la nuit à décorer l'image en compagnie de Rose. Au moment où la procession se mettait en marche, elle entendit notre sainte qui s'adressait à sa chire maîtresse et lui disait : « Mère chérie, veillez sur votre » servante Françoise et protégez-la dans le danger qui ))la menace. » Or, pendant la procession, une pièce d'artifice, mal dirigée, donna en plein dans le visage de Françoise, mais sans lui faire le moindre mal; on eût dit qu'une main invisible avait détourné le danger. Après la procession la jeune Montoya s'approcha de Rose et la remercia cordialement d'avoir prié pour elle. «Comment notre protectrice eût-elle pu vous oublier «aujourd'hui, lui répondit-elle doucement, vous qui » avez passé la nuit à travailler pour elle* 1 »
' Bolland., /. c, ch. xx , p. 954 et suiv. — Gonzalez, eh. xiv, p. 55, 56. — Ott, eh. XX, p. 152 et suiv.