CHAPITRE VIIfQT-DEUXIÈME. 43Sf
se disposa à partir pour assister aus. offices de la ttait. Rose le supplia de lui donner une dernière bénédiction . (c Je vous la donnerai demain matin ^ répondit Loren- » zana; je reviendrai de très-bonne heure. — Je vous » assure^ mon père, que dans quatre heures je ne )i serai pliis sur la terre, répliqua Rose j je suis cotiviéd » au banquet céleste; le moment du départ est fii^é; » je suis prête. » Elle prononça ces paroles d'un air joyeux et riant. — Vierge sage, sa lampe était prér parée; elle voyait les portes éternelles s'ouvrir, et elle entendait déjà la voix qui criait : Voici VÉpouœ!
Dans la dernière heure de sa vie, la sainte vit à cdté de son lit sa mère inondée de larmes, itùu^ë vivante de la douleur. Elle la regarda pendant qneU ques instants avec l'expression de la pins dotice sym-» pathie, pnid on lui entendit prononcer d'tfti@ voix encore distincte ces mots : et Seigneur, je la remeis » entre vos mains; fortiâez-^la , soutenez^la et ne per*i D mettez pas que son cœur soit brisé par l'afflic^ » tionl n
Btenlàt après, elle supplia l'un de ses frères de lui retirer ses coussins afin qu'elle eût le bonheur de fiU)urir sur le bois comme soti Rédempteur. On s'em-« pressa de céder à ce désir, et uii joyeux sourire illumina le visage de Rose. Elle detnanda le cierge béhit, 8^ munit du signe de la croix, leva les yeux au ciel et mourut avec une pleine connaisssihce , sans mani-^ fester la moindre crainte et en protionçant ceé paroles : « Jésus , Jésus , soyez avec moi ! »
Minuit venait de sonner, la fête de l'apôtre saint
Barthélémy commençait;^ Rose avait trente et un ans et cinq mois moins quelques jours.
La dernière prière de la sainte fut exaucée; au moment où elle expirait, Marie de Flores , divinement consolée y fut obligée de se retirer pour celer à tous les yeux la joie surnaturelle qui remplissait son cœur.