‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 228 sur 244 · CHAPITRE VINGT-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-TROISIÈME

naguère l'image de Catherine de Sienne et la placèrent sur la tête de la défunte.

Tandis que ces choses se passaient dans la demeure du receveur des domaines , une très-sainte àme de Lima eut une merveilleuse vision. Elle aperçut, au milieu d'un chœur de vierges et d'anges, Rose, briU lante comme le soleil, vêtue d'une robe de la plus éclatante blancheur, tenant une palme à la main et ayant la tête découverte; elle la vit s'approcher d'un trône magnifique sur lequel était assise Mapie, Reine du ciel, munie d'une splendide couronne qu'elle déposa en souriant sur le front de la vierge péruvienne ^

Au même moment, Aloysia de Serrano, l'une des compagues les plus intimes de notre sainte , eut une vision semblable. Rose et Aloysia s'étaient promis que celle des deux qui mourrait la première en avertirait l'autre, si Dieu le permettait'. Aloysia se trouvait dans la maison paternelle durant la nuit du décès de son amie ; elle fut réveillée par une très-brillante lumière qui remplit sa chambre et vit également Rose monter au ciel, vêtue de blanc, la palme à la main, au milieu d'un chœur de saints et d'anges qui chantaient d'admirables cantiques , et couronnée ensuite par la Mère de Dieu. Aloysia fit part de la vision aux théolo* giens les plus doctes de Lima; ceux-ci déclarèrent , après examen, qu'elle venait du Seigneur et que (( l'illusion y était étrangère ».

* Rolland., /. c, ch. xiv, p. 920. — Le même fait se, présente dans rhistoire de sainte Catherine de Sienne.

ut SAINTS ROSE DE LIMA.

Uo tr<risième fait sarnainrel le passa dans la maison mortuaire. Une des personnes les plus pieuses de la tille vit uile troupe d'anges qui entouraient le cercueil de Rose, et elle entendit leurs chants harmonieux^ La Seigneur lui révéla ensuite que Teoterrement de sa mystique épouse serait une des cérémonies les plus belles et les plus imposantes qu'on eût jamais vues dans le nouveau monde ^ et lui dit que, loin d'y employer âeê tentures noires, on n'en devait prendre que de blanches, comme étant seules convenables pour utie aussi joyense solennité. La personne fit part de ce qu'elle avait vu et otitendo à Marie de la Massa et répéta sa déposition à l'autorité ôcclésias tiqué ^ souk la foi du serment'.

Mais ce qu'il y eut de pltisl merteillMm encore^ ce fut la disposition des ècmirs de ceux qui avaient la plus aimé Rose^ dt qui maintenant entouraient sa dépouille mortelle* La joie débordait de toutes parts^ les visages elprimaient la plus vive ailégresl^ ; Bbse semblait dVdir obtêFud de Dieu la pouvoir de faire pari de son bonheur à ses pârenfai^ à ses atnis, à ses an< Cimnes compagnes. Las femmes qtii étaient atlprès du eôfps se sentirent intérieurement poussées à entoûnër ée» cantiques d'actions de grâces^ comme pour prou^ yer qqe ce n'était ni le temps ni le lieu de plebrer et que chacun difvàit se réjotiir^*

Cependant la nouvelle dff la tbort de la fillé des Flores s'était répandue avec une inconcevable rapi-

* Bolland.^ L ê., eh. xit, p. SâS.

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