‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 53 sur 244 · CHAPITRE SEPTIÈME. f · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME. f

second d'Âfabualpd. L'un et l'antre prince lui demandait aide et assistance contre son rival; né se rendant pas compte des intentions des Espagnols et des dangers que courait l'empire, les deux compétiteurs comptaient follement utiliser les étrangers, chacun dans son intérêt.

Ces messages révélèrent la situation dn Pérou à Pizarre. Il comprit immédiatement que la guerre civile à laquelle le pays était livré lui offrait de trèsgrandes chances de succès; il se mit donc résolument en marche^ et pénétra dans Timmense vallée-de Caxamarca, à laquelle des gelées fréquentesont fait donner ce nom^, mais que la beauté de ses sites et Tincom* parable magnificence de sa végétation n'en ont pas rendue moins célèbre.

Atahuatpa , pours^ivant \e cours de ses succès , se trouvait ators dans cette même province , et un détachement de son armée avait réussi à s'emparer de la personne de Huascar.

Pizarre avançait rapidement. Les populations, en le voyant passer avec sa troupe^ se rappelaient la prédictioB de Vira-Cocbar, le recevaient avec respect ^ s'agenouillaient sur son passage et s'écriaient : Les fih du 9(deU iont arrivés. Pois observant que les chevâtus^ mâohaîent leur» mors ^ les Indiens crûrent que ces

^ Avant de ^itter le voisinage de la mer, Pizarre y foûda, sous le commandement deBenaleazar, la municipalité espagnole de Saint-Michel aflû de s'assurer une position dans le pays.

* Il vient des deux mots péruviens cassac et malca, c*est-àdire lim mjet à la qelée.

monstres étranges se nourrissaient de métaux , et, à l'inexprimable satisraclion des Espagnols, ils s'enn pressaient de leur présenter humblement des paniers remplis d'argent.

La troupe étrangère arriva après quelques journées de marche à la petite ville de Caxamarca, auprès de laquelle s'élevait un palais impérial , entouré de vastes jardins. François admira la structure de cet édifice; c'était un superbe échantillon de cette solide architecture péruvienne que nous avons décrite précédemment. Il s'y installa. Atabualpa, qui se trouvait à la distance d'une lieue, en fut promptement informé et envoya à Pizarre un messager pour lui enjoindre de s'éloigner.

Le futur gouverneur du Pérou en conclut que rinca, vainqueur de son frère, et n'ayant plus besoin de son assistance, était à son égard dans des dispo* sitions peu conciliantes, et qu'il faudrait nécessaire» ment en venir à un combat. Il ne tint aucun compte de la défense d'Atahualpa et lui dépêcha Soto, l'un de ses capitaines, pour lui demander une entrevue. Soto, arrivé en présence du prince, poussa vivement son cheval vers lui ; les seigneurs qui entouraient le monarque, et qui considéraient le cavalier et sa monture comme ne faisant qu'un seul individu, s'enfuirent épouvantés. Fernand Pizarre, qu'accompagnait un petit détachement de cavalerie, suivit Solo de trèsprès. Fernand, se présentant fièrement devant le monarque indien, lui fit dire par l'interprète que son frère, ambassadeur du roi d'Espagne, le plus puis-

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