‹ Le perroquet (volume 2)Chapitre 12 sur 32 · LETTRE LVII · texte numérisé non relu

LETTRE LVII

Ln anonyme à liliss Clara Del^ioît,

UELQCUNqui sinlerosse a vous, regarde coQime nn devoir sacre de vous ouvrir les veux sur l'abîme dans lequel vous «les prête à lomber. On dil que vous éles disposée à donner voire main au nommé Ferdinand Friedel. Trompée par les verlus doni il sait prendre le masque à volonté, vous ignorez, Miss, que le cœur de cel homme est pétri de perfidie el de dissimulation. Je sens l^icn que vous devez ajouter peu de foi à quelqu'un qui accuse sans se nommer ; mais si vous voulez des preuves de oc <n\Q j'avaiice , failcs-vous conduire à la Fer-

(87) me dite des Bois. Là , vous '.rouverez deux victimes de la lubricité de volre jH'c'teudu ; u«e jeune fille de seize ans, prêle à devenir mère , el à qui Friedel ne laisse que la honte et les remords, pour prix de Tamour que celle fille innocente avait conyu pour lui. Vous y trouverez aussi une femme que son âgeauraildù préserver de la séduction, niais que les fausses verlusde Friedel , et une promesse de mariage n'ont pu garanti!^ d'une faiblesse, qui ne trouve d'excuse que dans la simplicité de la bonne fermière. C'est pendant qu'une maladie cruelle menaçait vos jours , que ce monstre jou;u:it le désespoir j>rès de vous à Crriaines heures du jour, allait tous les soirs se délasser du rôle fatigant qu'il venait de jouer, dans les bras de l'une de ces deux créatures ^ simples et crédules. Vous

voilà instruite 5 Miss; il ne lient qu*à vous de vous convaincre , et quel que soit le parti que vous preniez, je goûterai, du moins inlérieuremeni , la satisfaction d'avoir rempli mon devoir.

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