Boscovich, P/iilosop/iiiL' iialuraUs tkeoria, p
ÉTL'DI-: SUR LA PKRGKPTION HT LA VOnCK
covich rejoUe lo doctrine de ï/iarf/ionic jt/rrlff/j/ic, loi de concordance qui serait instituée divinement parle Créateur entre les mouvements des points et les déterminations des es|)ritsi. Il est très probablement empêché d'eml)rasser la grande hypothèse de Leibniz, parce que ses monades ne sont que (/es jjoi/ifs^ dénués de tout mouvement spontané, inassimilables aux monades leibniliennes dont les déterminations internes en rapport avec les mouvements sont toutes j)lacées en cela sous la même conchtion, spir-ituelles qu'elles [)uissent être, ou simples «'léments du corps, et se conçoivent mieux dès lors comme éternellement réglées en fonction les unes des autres.
La ressource de l'harmonie préétablie étant donc refusée au système de Boscovich, on n'imaginerait plus aucun moyen que ce philosophe aurait eu de se satisfaire au fond sur cette question, si l'on n'avait recours à la théologie. Mais il savait sa théologie, et les traditions de l'École lui en fournissaient deux principaux, dont il a pu se croire (hspensé de mêler à son sujet les dillicultés. Le premier moyen, et le plus simj)le, consiste à affirmer à la fois la liberté d'indilTérence et l'universel déterminisme des actes, en tant que décrets de la Providence, et à déclarer que ces deux vérilés s'accordent, encore bien qu'on ne voie pas comment elles peuvent s'accorder (euj)hfmisnie,, pour ne pas dire: encore f/tf^o/t voie (n^vlles ne prurvnt sUicvor- (1er] . Le second moyen, et le plus [)rolbnd, se trouve dans ce que nous avons nommé ailleurs le panthéisme théologique : doctrine suivant hupielle l'Etre éternel donne l'être actuel à tout ce qu'il y a de réel en nos pensées, nos sentiments
1. Bosroviclj iriulnicthiit pas non plus roplimisiiu' de Lcibui/. il y opposait mit' laisoii «iiritMis.' : rimpossihilitf d'ww maximum de pcrfrctioM (lu moiuli', ainsi (pic duu minimum, (l'aillcurs. Quel monde »pic Dieu (nitcrtH'. un miMlIcur mondi» aurait toujours été possil)lc. hici n'a pas pu créer à la fols tout ce <juil aurait pu créer. Il a crtH' «ians sa lilHTtJ. Toute |H'rl(Mtion imaf^'inablc était inlinimcnt loin de se |)ouvoir imposer par son mérite au eréat'ur. (!e d.'!-ni-'r tî'ait nous '^î\\r les précédents et pari d'un au'i-e esprit, visibleim n