Boscovicli. Vkilosnphix nah/ralis theotna, p
KTUDi: SUR LA miRCKPTFON KT LA FORCK
modification dans les déterminal ions de ces derniers. Il faudrait que cet agent, inerte d'une autre manière, reçut de quel(|uc action extérieure une modilicalion de s(f Hhcrtr qui en mît la détermination exactement d'accord avec celle de Tétat de la matière au même moment : car, s'il agit librement, renchaînement des effets n't»'l<'>s par la loi des forces j)ourra être troublé.
Boscovich reconnaît « trois genres de lois dans ce commerce de Tàme et du corj)s que nous a|)j)i'lons leur* union ». L'un, dit-il, est relatil'à la position et au mouvement local de l'ame dans le corps, ou quand elle se retire (hi corps ; et celui-là se rap[)roclie de la loi qui gouverne les points de la matière, encore (pi il v ait d'"^ ditf«''rences : mais les deux autres en dillerent totalement ; « 1 une est une loi de connexion nécessaire. Tauti'e de connexion libre.
Ces deux îuitrcs connexions sont les actions du corps sur lame et de Tame sur le corj)s. 11 ne sert de r*ien à Boscovicli, pour les ixpliijuer, crattribuer la locomotion à Tâme, ce qui les assimile, sous un rapport, aux points locaux ; elles lui sont plus incompi^'hensibles encore qu'elles pouvaient l'ùtre aux cartésiens. Au moins son affirmation est-elle claire et nette, pour dt-clarei' tpi'il n'y a pas réciprocité pure et simple d'action nécessaire, mais qu'il existe un lilire ar*bitre.
« Toute notre liberté consiste sans doute dans l'excitation des actes de la volonb' et. |)ar leur moyen, des idées de l'entendement, grâce auxcjuelb^s. une lois excitées par le libre mouvement annnumv intérieur {hhcrit (iHunastlco motu tutrinsero c.rrifa/i^], et, en vertu de cette espèce de loi, certains mouvements locaux doivent aussitôt naître dans cette pai-tie de notre corps (pii est rinstrurnent pr*emier des mouvements lil)res. Mais il n'v a de mouvements locaux d'aucune j)ar-tie de notr-e corps, il ny a j)oint d'idées de notre entendement, qui déterminent l'espr-it, par une loi certaine, à un acte libre de la volontt' plutôt qu'à un
Ll!:s THÈSES ÏIIKOLOGIQUES CHEZ BOSCOVICH 4GI
autrr, quoiqu'il se puisse que, par une loi certaine, ils l'inclinent et lui rendent certains actes plus faciles que d'autres, tandis (jue le très libre j)ouvoir demeure toujours dans l'esprit, dans cette faculté même qu'il a, que nous appelons volonté, de choisir cela môme qui est contre son inclination, et de lair'o que, par l'effet de sa pure détermination, la pi'épondér'ance appar'lienne à cela qui, indépendamment d'elle, a le moins de lorxuî » \
Ce ne ser-ait pas ici le lieu de r'emar'quer l'extrême dureté de cette délinition de la pur*e lihciir (rind'ifjhvna^ si ce n'était pour constater la rupture qui en résulte de tout rapport entr*e cette étonnante faculté et le déterminisme absolu du mécanisme de la naUii'e. Au vide établi entre les deux es/jèci's (If /(fis (pii l'ègnent sur le connnerce de l'àme et du corps, quand on considère la faculté de vouloir*, il s'en ajoute un iiutr*e dans la [)artie des ( otinexlons nrcessalres ; car Boscovich confesse une entière ignor-ance de ce qui louche les « rap|)orts nécessaii'es, multiples et vai*iés, entre les mouvements locaux du corps et les idées de l'enti^ndement, d'un côté, et cer*taines alfections indélibér*ées de l'espi'it, de Tautr-e, et la possibilité, s'il y en a une, de les i*amener à l'unité d'une loi ». Les r*ègnes de la natur*e et de respr*it appar'aissent donc à Boscovich comme absolument séj)arés, ce qui se conçoit bien quand on rédéchit au cai'aclère pur*ement mathérnaticpie de sa loi universelle des forces. Et il n'y a pas séparation d'essence seulement, mais encor'e onnesaui*ail concevoir runion, (pii s'opèr*e défait, selon Boscovich, puis(pr'il admet cpie, en conséquence de déterminations absolument libr'cs de la volonté : des niouvcim'uls l(H(inx jKiissi'nt (l(in< miv jKtrî'u' de notre corj/s (jui es/ l'inxtnimeiit des nioucements l'thres ; et c'est ce qui ne se peut fair*e sans que les ellets natur*els de la loi des attr'aclions et des répulsions des points soient altérés, c'est-à-dire sans que cette loi soit violée. Et cependant Bos-