‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 186 sur 211 · LA (JRAVIÏATION ET LES ACTIONS A DISTANCE · texte numérisé non relu

LA (JRAVIÏATION ET LES ACTIONS A DISTANCE

de la o*ra vital ion' est le fondement de la construction théorique la |)lus magnifique que la science ait jamais érigée, — fondement (pii s'enfonce j)lus avant avec cluujue nouvelle conquête de la vision télesco[)ique, et s'élargit avec chaque progrès de l'analyse mathémali(pie* ».

On a vu (pie la transmission des phénomènes mécanifpies en rapport avec les effets de la hunière et de la chaleur sensibles, à travers les esj)aces célestes, par les ondulations d'un (Hher universel interposé, est loujoui's une hypothèse, malgré les grands et nombreux travaux mathémati(jues dont sa véi'itication a été et reste l'objet. Skiais qu'on l'admette ou non, (pie l'on suppose un miheu parfaitement (dastique, ou, comme on l'a essayé aussi, composé d une immense mullitude de corps infinitésimaux (jui se choquent, pour proj)ager le mouvement, il faut toujours, à moins de revenir à l'idée cartésienne de la parfaite continuité, reconnaître des distances entre les éléments qui se communiquent l'impulsion ; il en faut pour le jeu de l'élasticité dans le corps élasti(pie, et pour les intervalles vides qu'imjvlicpient les chocs. La continuité, qu'on pourrait apj)eler- une suite infinie de contacts, supprimerait la transmission elle-même, outre (pie, dans l'ordre physique des existences actuellement donn(''es, elle implique contradiction. Tout cehi bien considéré, le j)hysicien et le mathéniîdicien j)euvent, du point de vue strictement scientifique, envisager, dans le calcul, la distance zéro, ou de contact, qui, dans Tordre naturel, est la distance insensible. Ils n'ont à s'occuper ((ue des eifets et de la liaison des elîets; la force est la définition nominale de cette liaison ; on en pose Taction entre des molécules oscillantes; la méthode est irr(''prochable ; il v aurait seulement à convertir les hypothèses en |)hénomènes vérifiés; mais, pour le philosophe qui attache au mot /lu-cc un sens positif", il reste la

1. J.-R. Stallo. La matière et la phijsique moderne, [). 44, (Paris, F. Alcan).

:!. Attacher à ce mot un sens i>ositif, c'est bien ce que souvent croit

ÉTUDE SLR LA PERGKPTION ET LA FORCE

triche de trouver le siège et la nature de la force ; or il est clair que, dans un ordre de transmissions successives comme ceux dont nous nous occupons, elle ne peut ùlre imaginée que s'e\er(,'ant à distance ; cai* elle doit avoir son sièire dans les cléments. Son idée est li<''e à celle de ces centres originaux d'action et de réaction, non à leurs trajets des uns vers les autres, el, comme elle est sans étendue par son concept propre, elle ne saurait se localiser qu'en des points mathématiques. 11 faut donc que les éléments des corps agissent et réagissent à distance, et cela à leur intérieur, comme entre eux extérieurement. Mais c'est dire que de telles forces sont de nature mentale, et qu\^lles lient la cause et reflet par un rapport non mécanicpn; (jui fait partie de Tordre général de la nature. Autrement il faudrait les définir comme Boscovich ', faire de la mathématique pure et abandonner Tidée réelle de force.

La conclusion qui porte ici sur les vibrations calorifiques et lumineuses est ap|)licable à la [)roj)riété de la gravitation, soit que Taction dont elle déj)end se trouve r(''j)artie entre tous les corps, et s'exerce, directement attractive, à toutes distances, soit (pTelle s'exerce sur eux par l'entremise d'un agent ré[)ulsif univ^ersel, hypotlièse (pie nous examinions tout à l'heure. L'ne loi d'action à distance est la même loi, et ne présente ni plus ni moins de diriicultés à se faire admettre pour de grandes cpie j)Our do petites distances. Le principe de relativitc' dissi[)e tout doule à cet égard, attendu qu'en imaginant un changement d'échelle des grandeurs pour tous les phénomènes représentés dans l'espace, on peut concevoir une soudaine élévation proportionnelle des petits intervalles des molécules, des moindres

faire \c |)hysicuMi vn rjip|)lii|uaiit à dv<^ rapports de phérKuntMics où n'entrt'iil <pn' dos liuisoiis nu*cani(pirs. Lv lUouvcfiuMil. dit-il. t'sl produit par la force : la force du c/ioc. la force de la pesanleiir. etr. Il ne peuse. au fond, (pi'au iih>uvenuMd iMl-inènic et à ses rapport>. <>u bien c'est qu'il réalise lidce de force eu lui dounaul le sens iudéleriniué de cause du pliénouièue dont il s'aj4;i 1. Voir ci-dessus, p. I4i.

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