‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 209 sur 211 · RL.SUMÉ KT CONCLUSION · texte numérisé non relu

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manifestent pour nous leurs actions mutuelles et leurs actions sur nous, en un mot nos i)ercc{)tions formelles sont toujours des modes de sentir ou des modes de penser.

Parmi les hypothèses qui ont le [)lus grand cours dans les doctrines philosopliiques et dans les sciences pliysiques, celle <jui définit les corps comme composés de parties infinies réelles d'une matière indéfiniment divisible — ou encore d'éléments eux-mêmes non corporels, mais en nombre infini , — sont réfutablos par le j)rinci()e du tout et du nombre. Le tout actuel d(* j)arties sans fin (\st un conce])t contradictoire en soi.

Les qualités et les idées, (pf elles soient sensibles, ou qu'elles soient intellectuelles et abstraites, sont toujours relatives, représentées les unes par raj)[)ort à d'autres, sous condition de certaines autres comme données, et toutes par rapport à quelque conscience pour laquelle elles sont des j)hénomènes représentés, inséparables de l'idée de leur représentation comme possible, alors même qu'elle est de forme externe. Il est illogique de* rompre ce lien et d'imaginer les qualités réalisées en dehors et in(léj)endanHnent de toute conscience, pour constituer des principes ou éléments des corps, ou ce qu'on appelle des substances matérielles.

Une substance, si nous voulons conserver ce nom, est une conscience, c'est-à-dire une relation encore, mais de soi à soi, de soi comme sujet à soi comme objet. Et cette relation fondamentale est la condition et le principe de toute autre relation possible représentée en une conscience sous forme objective externe.

En toute substance ou conscience entrent, avec les rapports qui sont des perceptions, ceux qui s'y joignent et leur sont liés comme rapports d'appétition, tendances i\ des fins imaginées ou conçues, et ceux qui sont des rapports de force ou causalité, desquels il dépend que, certains phénomènes étant produits ou perçus par telle conscience, des phéno-

mènes correspondants soient perçus ou produits par d'autres consciences.

Le fondement unique et la source pour nous de cette idée de force qui s'entremet entre des phénomènes dont le rap- ])ort de succession, comme d'antécédent à conséquent, est constant, est la volonté.

Quand ce rapport de séquence invariable s'observe entre des phénomènes complexes et certains phénomènes particuliers, distincts, nous n'appelons proprement cause, parmi les premiers, que le phénomène distinct et défini dont la |)résence ou la production actuelle est une condition nécessaire et sufïisante de tels phénomènes qui suivent.

Une volition nettement déterminée et efïicace est dans ce cas. C'est une cause formelle et directe.

Si ce n'est |)as d'une volition (ju'il s'agit, ce que nous avons encore coutume d'appeler caf/sr est simplement une condition nécessaire et sufïisante de la production de V('//ct, non point une force proprement dite, à la prendre isolément. Cette condition est accompagnée d'autres conditions nécessaires en plus ou moins grand nombre, parmi lesquelles des forces réelles, sans doute, mais qui ne se dégagent pas pour nous, que nous ne discernons pas.

L'explication du mouvement et de sa communication d'un corpsà un autre corps, dans l'hypothèse du mécanisme de Tagent, est une pure abstraction qui consiste à donner le nom de force à rimj)ulsion, c'est-à-dire à un terme qui désigne simplement la loi empirique observée du phénomène. Mais ni ridée de transmission, ni celle de transition n'expriment rien d'intelligible qui passe de la cause à l'efTet, pour expliquer celui-ci ; ou de la force au mouvement, quand nous regardons la cause et la force comme des phénomènes mentaux de volonté, et les effets de mouvement comme des représentations objectives à l'égard desquelles la conscience est passive. 11 faut donc, après avoir défini les forces de la nature par des agents mentaux, — on peut les appeler

KTUDH SUR LA PLRCKPTION LT LA rOUCi:

des monade!^, — définir refTicacilé externe de leurs actions, phénomènes internes, par un ordre général de la nature, partout semblable à celui dont nous vérifions la donnt'e o'énérale dans les cas parliculiers de nos désii's et de nos volontés, en rapport avec les dc'lt^rniinnfions de nos centres nerveux, les mouvements dc^ nos viscères et de nos membres, [)hénomènes externes; et c'est ï/iar^no/iir jjrrctahlu'.

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