DESGENDANGE ANIMALE DE L'HOMME TERRESTRE
serve de l'organisme d'une personne primitive est composé d'un nombre indéfiniment grand de ces enveloppes de monades dominantes, — aj)pelons-les rlémcnlii germinatifs^ — dont chacun renferme la puissance de reproduction de l'organisme de cette personne sous des conditions à venir, plus ou moins lointaines et en partie fortuites, pouvant ne pas se rencontrer pour tels ou tels de ces éléments en très
grands n(>mbres.
Observons, avant d'aller plus loin, que la perte, c'est-àdire le manque de développement de quelque nombre que ce soit de ces éléments germinatifs, si seulement un ou quelques-uns d'entre eux obtiennent leur plein développement au cours de la période terrestre, ne préjudicie en rien à la conservation de la personne et à sa reviviscence sous un organisme appartenant à celte période, puisque la monade dominante relative à cette personne est alors présente à cet organisme. Et, d'une autre part, le sort des éléments germinatifs, qui périssent par la destruction de leurs enveloppes n'intéresse nullement la monade dominante placée en puissance seulement dans l'élément germinatif, |)arce que cette monade, alors sans enveloppe, ou non développable, perd son existence virtuelle à l'égard de la nature. La monade réelle est toujours pourvue d'un corps. C'est un principe pour la monadologie.
Xous admettons, comme une probabilité aujourd'hui admise en histoire naturelle, la descendance physique de l'homme d'une espèce animale antérieure à la sienne, sur le globe terrestre, mais non la continuité des changements dans les espèces par une transformation graduelle des organes, à quelque cause qu'on la rapporte. L'existence des espèces naturelles est, à nos yeux, manifeste, et encore plus visiblement psychologique que physiologique. Xous