‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 56 sur 211 · HYPOTHÈSE DE LTNDÈFINITÉ DES GERMES · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSE DE LTNDÈFINITÉ DES GERMES

nous, s'il s'agissait de dogmatiser, mais il devient accessible, si nous cherchons seulement une hypothèse compatible avec Tordre delà nature, tel qu'il se présente pour la nouvelle monadologie, et qui permette l'identification de deux nombi-es si difficiles à rapprocher. Il ne faudrait que concevoir la possibilité de la destination de monades humaines multi[)les, égalemcMit aptes à constituer la personne finale unique, identique à la personne |)remière, et, par contre, la possibilité qu'un nombre quelconque de monades humaines demeure à l'état d'enveloppement, ou perde sa virtualité, durant tout le cours de la période terrestre, sans qu'il s'ensuive aucun préjudice pour la reconstitution finale de la personne |)remière. Or la définition de la monade pure, d'un coté, et, de l'autre, la thèse que la monade n'est jamais incor|)orelle, mais que son corps, sa forme développée, répond à la nature et à l'étendue de ses j)erceptions, c'est-à-dire de ses rapports avec le monde, ces deux vues réunies établissent la possibilité dont nous [)arlons. Il suit, en efîet, de là, P que la monade i)ure peut être imaginée multipliée en tels nombres (jue Ton voudra sans qu'il en résulte une constitution de j)ersonne, pour aucune, tant (pi'on n'y joindra pas la considération du corps qui est pour elle une condition de ses relations et, par conséquent, de ses perceptions et de son existence réelle ; et:2' (pi'une même monade humaine, engagée comme germe, et transmise à l'état d'enveloj)pement dans une certaine suite de générations depuis l'origine, peut ou périr comme <'-erme si les accidents et les actions externes subies par son envelopj)e en rendent le dévelo[)pemcnt vital impossible, ou se développer en quelqu'une des formes physiques humaines compatibles avec la nature actuelle et sous les conditions et infiuences génératrices qui déterminent en grande j)artie les phénomènes physiques et moraux d'une vie individuelle sur la terre. Expliquons maintenant notre hypothèse.

HYPOTHKSi: 1)1-: LINDEFINITi: DES GERMES

Il s'agit do montrer que le nombre des germes n'est pas subordonné au nombre des personnes dont la conservation doit être garantie j)Our une résurrection dans un monde futur ; qu'il peut môme le surpasser dans n'importe quelle proportion ; que le nombre des individus issus de ces germes sur la terre peut aussi être beaucoup plus grand que celui des personnes à reproduire dans ce monde futur, loin d'être insuflisant |)our assurer la reproduction de toutes; qu'enfin le nombre des personnes présentes à la fin des choses peut se retrouver tel cjue l'acte créateur l'a constitué, sans que l'identitt' de conscience, en chacune d'elles, soit troublée dans le rapprochement qu'elle devra faire de son état initial et de son étal final à travers les intermédiaires que devra restituer sa mc'moire.

Appelons, j)Our abréger les explications, un nombre indéfiniment grand tout nombre donne'' et déterminé dans la nature, qui est, nous ne disons pas infini, ce qui serait contradictoire, mais tel qu'on puisse le supposer arbitrairement aussi grand qu'il le faut pour satisfaire à une certaine condition qui ne dépend que de sa grandeur. C'est une définition analogue à celle que Leibniz donnait des éléments infinitésimaux de la quantité en géon^Hrie, poui' la démonstration parfaitement logique et que ses disciples ont si mal comprise, de l'exactitude de son calcul infinitésimal. Rappelons, de plus, que les dimensions des germes, ou enveloppes de monades dominantes, au dessous- de toute grandeur sensible, n'ont pas de limites de décroissance qui s'imposent à notre hvj)othèse. Leur limite unique est la monade elle-même, qui n'est pas une quantité ; on peut donc supposer leur division poussée jusqu'à un degré où elles échappent à l'action des forces déveloj)pées entre les moindres molécules physiques, et demeurent indestructibles aux très hautes températures qui ne laissent subsister aucun organisme sensible.

Cela posé, nous pouvons imaginer que tout résidu con-

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