‹ Le pessimisme au 19e siècle: Leopardi - Schopenhauer - HartmannChapitre 13 sur 167 · Proverbes, III · texte numérisé non relu

Proverbes, III

conscience grecque, après qu'elle a épuisé les nobles ivresses de l'héroïsme, cherche la satisfaction de ce besoin de bonheur dans les jouissances de l'art et delà science ; elle se complaît dans une théorie esthétique de la vie. — L'existence est le premier des biens; on se rappelle le mot d'Achille aux enfers dans ï 'Odyssée : « Ne cherche pas à me consoler de la mort, noble Ulysse; j'aimerais mieux cultiver comme un mercenaire le champ d'un pauvre homme que de régner sur la foule entière des ombres. » C'estle mot de Y Ecclésiaste : c Mieux vaut un chien vivant qu'un lion mort(ix, 4). » La république romaine introduit ou développe un élément nouveau ; elle transforme l'égoïsme de l'individu en égoïsme de race ; elle ennoblit le désir du bonheur en le transposant, en marquante l'homme ce but humain encore, mais supérieur, auquel l'individu doit s'immoler : le bonheur de la cité, la puissance de la patrie. Voilà, sauf quelques exceptions, les grands mobiles de la vie antique : les bénédictions temporelles dans la race d'Israël, les jouissances de la science et de l'art chez les

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