CHAPITRE IV
conclusion de -cette philosophie , qui produit logiquement des eunuques.
Le mariage est jugé d'un mot que M. de Hartmann emprunte à Lessing : « Il n'y a tout au plus qu'une mauvaise femme au monde ; il est seulement dommage que pour chacun cette femme soit la sienne. » Ce qui était une boutade plus ou moins spirituelle dans Lessing devient un argument pédantesque chez Hartmann.
Les sentiments de famille, l'amour des enfants, l'amitié, la compassion, tout est traité avec la même désinvolture, tout tombe sous le coup du même dogmatisme, léger et lourd à la fois. Le sentiment de l'honneur, l'estime publique, l'ambition, la passion de la gloire, dépendent de l'opinion des autres et par conséquent reposent uniquement sur l'imagination ; car mes peines et mes joies n'existent que dans ma tête, non dans celle des autres.
Leur opinion sur mon compte n'a qu'une valeur imaginaire et de convention ; elle n'a aucune valeur effective pour moi, — Les émotions religieuses trouveront-elles grâce au
moins devant cetto analyse ? Pas d et d'ailleurs d'où viendrait le privi sentiment si factice ? Cette exaltatioi phénoménal qui veut arriver à sei absolu, qui le poursuit dans l'infini ciel imaginaire comme l'objet d'une etd' une jouissance, tout ce faux bo réalisable en soi est de plus corror son illusion même par des souffrano des, par les tremblements de l'an elTrayée de son indignité, par ses é| à la pensée du jugement futur, par s tations sur des iniquités que son im enfle ou crée à son gré. Le dévot est son propre dupeur et sa dupe, -la vi( bourreau. M. de Hartmann l'assun l'en croire. — Tout est de la mên dans cette analyse , superficiel chant.
Nous venons d'examiner deux e biens, les uns qui ne sont que des gatifs, des conditions d'un état d'ind comme la santé, les autres qui formes de plaisir subjectivement i