Proverbes^ III
conscience grecque, après qu'elle a épuisé les nobles ivresses de Théroïsme, cherche la satisfaction de ce besoin de bonheur dans les jouissances de l'art et delà science ; elle se complaît dans une théorie esthétique de la vie. — L'existence est le premier des biens; on se rap* pelle le mot d'Achille s^ux enfers dans VOdysf ^* • sée : dc Ne cherche pas à me consoler de la \ « * : mort, noble Ulysse; j'aimerais mieux cultiver • \ ^^i comme un mercenaire le champ d'un pauvre > / . \ homme que de régner sur la foule entière des V \ ombres. » C'estlemotde VEcclésiaste : « Mieux
vaut un chien vivant qu'un lion mort (ix, 4). » ;' La république romaine introduit ou développe ■ un élément nouveau ; elle transforme l'égoïsme I de l'individu en égoïsme de race ; elle ennoblit , le désir du bonheur en le transposant, en marquant à l'homme ce but humain encore, mais supérieur, auquel l'individu doit s'immoler : le bonheur de la cité, la puissance de la patrie. Voilà, sauf quelques exceptions, les grands mobiles de la vie antique : les bénédictions temporelles dans la race d'Israël, les jouissances de la science et de l'art chez les