Z'ar
Après avoir parlé de l'amour, il ne reste pi rien à dire : nous avons pesé le plus grand c biens, œuvre de Dieu, qui a fait pencher le me vais plateau : les œuvres humaines ne sont que la poussière, qui ne rétablira pas l'équilibre.
Schopenhauer considère l'art comme un moy de délivrance, qui n'est surpassé que par l'asc tisme ou chasteté absolue.
Digiti
Le rapprochement de deux choses si étrangères s'explique dans son, système. La volonté s'acharno à désirer le plaisir qui, n'étant que l'extinction du besoin, dure peu, est fugitif et négatif, et engendre indéfiniment le désir et le besoin. L'art, qui est désintéressé, distrait la volonté, l'apaise, la libère momentanément : l'ascétisme, en amenant la fin de l'espèce, l'affranchirait définitivement, a Lorsqu'une circonstance étrangère, où (( notre harmonie intérieure nous soulève un ins- € tant hors dutorrent infini dudésir, délivre l'esprit « de l'oppression de la volonté, détourne notre « attention de tout ce qui la sollicite, et que les € choses nous paraissent dégagées de tous les près - « tiges de l'espérance, de tout intérêt propre, com- « me des objets de contemplation désintéressée et t non de convoitise, c'est alors que ce repos vai- € nement cherché dans les routes ouvertes du dé- « sir, mais qui nous a toujours fui, se présente en « quelque sorte de lui-même, et nous donne le « sentiment de la plénitude *. » Tel est l'effet que Schopenhauer demande à l'art, une distraction comme ferait une partie de cartes, sans enjeu, un résultat négatif, mais non l'admiration d'une beauté positive. Ce n'est pas nous dire sa valeur intrinsèque.
Les réflexions qui justifient sa théorie laissent à