‹ Le pessimismeChapitre 77 sur 79 · La Philosophie, p · texte numérisé non relu

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« eux assez facilement pour pouvoir prendre en même « temps une résolution commune. Sur ce point, dont « l'exécution dépend du perfectionnement et de, Tappli- « cation de plus en plus ingénieuse des inventions de « notre industrie, l'imagination peut se^ donner une « libre carrière a. »

Nos réflexions seront brèves. L'exposé suffit pour faire porter sur l'œuvre de M. de Hartmann un jug-ement que nous désirons être dispensés de formuler.

Une question neuve, ouverte à Texamen en Allemagne, inconnue en France, celle de Tintelligence sans la forme de la conscience, soit de TintelUgence rudimentaire, inférieure à la nôtre, soit de Tintelligence absolue divine, supérieure à notre pensée partielle et limitée, sert de thème à des fantaisies ridicules, sans aucun bénéfice pour la science ni pour la littérature.

Une autre question d'une importance aussi grande est celle de la nature du plaisir et de la douleur. M. de Hartmann, sans doute entraîné par le désir de réfuter Schopenhauer, qui avait déclaré que la douleur seule était positive, établit que plaisir et douleur sont de même nature, n'étant, le premier, que la volonté satisfaite, la seconde que la volonté contrariée ^ ? Qu'en résulte-t-il? C'est que l'objet n'est d'aucune considération, qu'il n'existe pas. Rien par conséquent d'agréable ou de désagréable, de bon ou de mauvais, d'ordonné ou de désordonné, d'utile ou de nuisible. Les caprices, les fantaisies de la volonté suivis de succès ou d'insuccès sont

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