‹ Le pessimismeChapitre 76 sur 79 · La Philosophie^ II, p · texte numérisé non relu

La Philosophie^ II, p

« notion du progrès, peut seule expliquer sur ce point « Tétroitesse de sa manière de voir et l'impossibilité où « il se trouvait de corriger dans son système cette évi- « dente inconséquence. La Volonté est pour Schopen- « hauer Ev xai ttôv, l'essence universelle et unique du « monde. L'individu n'est qu'une apparence subjective « et, à la rigueur, non pas même un phénomène objec- « tif de l'Être. » L'immolation . volontaire de l'individu n'opère pas d'effet appréciable sur la Volonté, (c Pour la (( volonté de l'Un-Tout, le cas serait le même que si une « tuile était venue tuer l'individu dont il s'ag^it, en tombant sur lui *. »

M. de Hartmann a peur qu'une autre planète ne prenne les devants et ne -nous ravisse la g^loire de terminer le processus du monde. « En avant, donc, « travaillons au progrès universel, comme les ouvriers « de la vigne du Seigneur ! . . . Nous n'avons à nous « occuper naturellement que du cas où l'humanité, « et non une autre espèce à nous inconnue d'êtres vice vants, serait appelée à résoudre le problème. La « première condition nécessaire, c'est que la partie de (( beaucoup la plus considérable de l'esprit inconscient (( qui se manifeste dans le monde se rencontre en fait « dans l'humanité ; il faut que la partie négative du vou- « loir dans l'humanité surpasse la somme de toute la « volonté qui se manifeste dans la nature organique et « inorganique, pour que, par la négation de la volonté « de vivre dans l'homme, toute la volonté de vivre qui « s'exprime dans le reste du monde soit annihilée entiè- (( rement. » Quant aux étoiles, peu sont dans un état « propice à l'organisation : on en aura raison facilement. (( La deuxième condition c'est que l'humanité soit pro- « fondement pénétrée de la folie du vouloir et de la « misère de l'existence... Gomme troisième condition, il <( faut que les peuples de la terre communiquent entre

Page 1