INTRODUCTION
Près de la ligne qui sépare le Canada des Etats-Unis, vivait, il y a quelques années, une famille catholique au sein de laquelle la vraie foi s'était conservée pure et intacte au milieu des perstcutions de toute espèce. Mais ec qui faisait surtout la gloire de cette admirable famille, c’est que les persécutions avaient servi, plus que toute autre chose, à l'attacher à sa religion et à lui en faire connaitre la beauté.
Continvellement en contacte avec des protestants, le chef de cette famille, qui sortait d’une de ces souches canadiennes où la foi était profondément enracinée, avait senti, de bonheur, la nécessité de bien connaître la religion et d'en étudier les preuves et, en conséquence, il s'était procuré des livres d'instructions religieuses, qu'il lisait avec attention et assiduité.
Ce que ne savent pas ceux qui négligent la lecture des livres d'instructions religieuses et qui aiment mieux lire de fades et d'insipides romans, c’est que, plus notre brave compacriote étudiait sa religion, plus il la trouvait sainte, grande, raisonnable, consolante et digne d'occuper la prenière place dans l'esprit et le cœur d'une créature raisonnuble, ear l'homine ne doit pas seulement vivre de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (1). Aussi, tout le temps que n'exigeaient point ses travaux, il le consacrait à lire de bons livres d’une solide instruction, qu'il appelait ses meilleurs amis.
41) Matt. ch. 4, v. 4,