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fronterie, ef faisant sortir de leur poitrine des paroles .doucereuses,ñnnhis pleines’ de veuf; vous allez les voir, parcourir vos Chemins rs tendre des pièges embaumés à la bonne foi des dmes candides et sans défiance ; s’immiscer dans vos familles, surtout dans celles qui sont mal partagées sous le rapport des biens de ce:monde, pour y offrir gr'atuilement des bibles ronquées et falcifiées, des pamphlets, des jolis petits Livres dorés sur tranche, portant assez souvent des titres inoffensifs, mais dans lesuuels seront audacieusement attaqués et calomniés votre sainte fai, les sacreiments, vos pratiques religieuses et, surtout, votre vénéruble clergé. Car ces hommes sont sous l'inflience d'un maître pervers et rusé qui leur a appris que, pour arracher des âmes à la foi catholique, 1l fant de nécessite détruire l'autorité du prêtre, ou la rendre odieuse où méprisable: S'ils réussissaient dans leur tentative infernale, une partie du peuple Canadien, de tout temps si Cathohque, deviendrait la proie de ces * loups ravissants ?( Matt. ch. T7, v. 15.) Je vous dis donc: Canadiens Catholiques, soyez SUR VOS GARDES, Vous rappelant ces paroles du bienheureux saint Pierre: ‘* Soyez sobres, et veillez ; car le démou, votre ennemi, tourne autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer” (re Ep. ch. 5, 0. 8 ), sans cela, vous serez trom. péstres certainement, GCand'des et francs, bons'et honnètes, vous ne pouvez vous faire une idée des ruses et des tromperies dont ces hommes sont capables. EButre tous les movens dout ils se servent pour faire des apostasies. le plus efficace est la lecture de leurs bibles où, disent ils, est renfermée la vraie science de Dien, Mais ces bibles, entendues comme ils le veulent, par la raison individuelle abandonnée à elle-mêème, deviennent, comme le fruit de l'arbre de la science du hieu et du mal que mangèrent nos premiers pareuts ( Génèse, chap. 3. v. 6, la source d’une inf milé de maux spirituels et d'égarements, comme le
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prouvent, jusqu'à la dernière évidence, les sectes protestantes tombées daus: un état de divisions et d'égaremeuts qui n’a point de nom. Car, qu'on ne s'y trompe point, c'est la lecture de la bible livrée à l'entendement humain, qui enfanté toutes les erreurs et qui conduit infailliblement à un abjme de ténèbres où l’on ne sait plus distinguer la vérité de l'erreur. Luther l’a avoué er gémissant : « Par suite de la pro- « pagation de l'Evangile ! pour avoir livré Ja bible à « l'interprétation individuelle ), les paysans se sont « portés à un tel degré de licence qu'il n’est à peu « près rien qu’ils ne s’imaginent pouvoir faire. Ils « ne craignent plus ni enfer ni purgatoire, et sort or- « gueilleux, grossiers, insolents et stupides, prêts à ex- « ploiter tout le monde (| cité par Dôllenger. ) « Le peu- « ple est vain, et ne sait ce qu’il veut à force de pétu- « lance : il ne-se soucie plas de la pure doctri:.e, illa « méprise mème et tombe aiusi dans l’aveuglesnent de « l'ignorance». ( {bidem. ) He |
Soyez donc persuadés que ces ennemis de votre foi sout parfaitement formés au métier qu'ils exercent. Ils sout farcis de textes bibliques qu'ils jettent, à tort
et à travers, à la fâce des ignorants, pour leur faire croire qu’ils sont de grands savants, pendant que, en
réalité, ils sont presque tous d’une profonde ignorauce. Ils sont du nombre de ces victimes de l'erreur dont parie le grand Apôtre, ( 1 Tim. ch.8, v. 7.) ‘ les quele
»s semblent toujours apprendre: et ne parviennent
jamais jusqu'à la connaissance de la vérité. ” : Vous les entendrez sans cesse prononcer le divin
nom de. Jésus-Christ, .et ils ont abandonné l'Eglise,-
son épouse bien aimée ; ils se diront les disciples du
Dieu fait-homme, et ils blasphèmeront et insulteront .
la très-Sainte Vierge, sa mère ; ils auront sans cesse à la bouche les mots.de liberté évangrlique, et ils sont les. esclaves de l'erreur ; ils blâmeront et censureront
l'Eglise,.ses croyances, ses sacrements, ses pratiques
religieuses, et ils sont d'une ignorance moustrueuse
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sur ce qu'enseigne l’Eglise ; ils crieront bien haut contre le Pape et les évèques, et nr complèpe et des évèques « que l’Esprit.Saint a établis pour gonverner l'Eglisé « de Dieu.» ( Act. des Ap. ch. 20, v. 28 ) ; ils coslamneront les pratiques de pénitence et tout ce qui mortifie cette chair que saint Paul “ traitait si rudement et réduisaiten servitude, dans la crainte d'être réprouvé ” (I Cor.ch. 9, v. 27 }, et 1ls ne s'apperçoivent point qu'ils font ‘un Dieu de leur ventre ” ( Philip. chap. 3, v. 19); enfin ils publieront sur les toits, ( Matt. ch. 10, v. 27), et avec une audace diabolique, que l'Eglise catholique est en opposition directe avec la bible, pendant qu’on leur a démontré cent fois que c'était eux qui ne la suivaient point, qu'ils en torturaient le sens pour la mettre d'accord avec lés égarements de leur raison, et n’y prenaient que ce qui pouvait entrer dans le système religieux qui était de leur goût. Luther en a encore fait l’aveu. «Supposez, dit- « il, une loi qui prescrive en tout et partout le contrai- « re des dix commandements de Dieu, et vous aurez « tout juste la loi qui semble régler le train du mon- « de ( protestant ) : tont, oui, tout témoigne du peu de « cas qu’on fait de la parole de Dieuet de ses servi- « teurs ; tout n’est que -blasphèmes, libertinage, or- « gueil et rapine. r» (: Dôllenger.) RFO HE. à Et puis, on verrait en Canada, dont les habitants sont d'un rare bon sens, on verrait des Canadiens rêter l'oreille à de telles: absurdités ? On essayerait leur faire croire gel bible qui a été écrite par des Catholiques, et le Nouveau Testament après l'établissement de l'Eglise, serait opposée aux enseignements : de cette Eglise ? On leur ferait croire qu'uu’individu, avec sa pauvre raison individuelle, et qui n'étudie la bible que depuis deux jours, la D pm J que tous les Papesetlesévèques qui létudient depuis lus de dix-huit.cents.ans ? Un viendrait à bout de leur faire croire qu'une scciété aussi nombreuse 8t