‹ Le petit arsenal du Catholique ou Traité élémentaire de controverse [microforme]Chapitre 4 sur 29 · LE · texte numérisé non relu

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aussi savante que celle de l'Eglise catholique, aurait conservés avec un 8bin infini, un livre divin qui la cond: mne ? —— Je le dis avec assurance, jamais de tels non sens n'entreront dans la tète des Canadiens, qui jouissent encore de leur. raison. |

Eucore une fais, que les Canadiens se défient de ces hommes. Pour mieux les connaitre et les apprécier, qu'ils étudient avec le plus grand soin leur divine religion qui, dans tous les temps, est sortie victomense des attaques et des ruses de l'enfer, par l'assistance d'en haut que lui garantissent ces solennelles promesses, d’abord à St. Pierre, le chef des Apôtres : «Tu es « Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et « Les portes de l'enfer ne prévau lront point contre el- « le » ( Malt. ch. 16, v, 18), et ces autres : «l'ai prié pour «toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille point, et toi « aussi, quand tu seras nne fois converti, afférmis tes « frères» ( Luc, chap. 22, ». 32 ), et ces autres encore : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux. Et «tout ce que tu lieras sur la terre. sera lié dans le ciel, «et tout ce que tu déliera:s sur la terre, sera délié dans « le ciel,» { Hait. ch, 16, v 19.) Ensuite, à tous les apôtres réunis: « Allez donc, enseiguez toutes les na- . “tious; leur apprenant à observer toutes les choses «que je vous ai prescrites ; et VOILA QUE JE SUIS TOUS, ( LES JOURS AVEC VOUS JUSQU’A LA CONSOMMATION DES SIÈ- « CLES. » ( Matt. ch. 28, v. 20).

Que les Canadiens demandent donc sans cesse à celui qui ‘‘ est la vraie lumière, qui églaire tout homme veuant en ce moude ? ( Jean, Fhap. 1, v.9), la grâce dene jamais perdre de vue les vérités capitales que voici: «Il n'y à qu'un Seigreur, qu'ne foi,

«qu'un baptème » (-Ephés. ch. 4,0. 5.};« qu'un trou-

« peau.et qu'un pasteur » :+ Jean, ch. 10, v. 16): donc union dans.la mème foi, dans les mêmes sacrémients, dans nne seule ét même sociélé : LE CATHÔLICISME.

Tout.incrayable que:la chose:paraisse, qa'ts sac rent ui *

«- qu'il faut qu'il y ait mème des hérésies, afin ‘qu’on

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« découvre par la ceux d’entre les hommes qui ont «une vertu éprouvée, » ( Z'aux Cor. ch. 11, v. 19. ) Que les Catholiques sachent encore que tous ces homes d'erreur qui conrent les maisons, pour briser tous les liens qui retiennent les fidèles “ dans l'unique troupeau gouverné par l'unique Pasteur,” à qui le sonverain Pasteur a dit ‘ de paitre et ses agneaux et ses brebis ” { Jean. ch. 21, v. 16 17 }, qu'ils sachent que ces hommes dont les doctrines commodes, élastiques, et ‘qui ont pour conséquence inévitable de jeter les âmes & dans la voie large qui mène à la perdition ” ( Matth. ch. 7,v 13 }, sont les successeurs de ces prétendus réformateurs du XVIsiècle, qui ont déposé dans les cœurs tous les germes funestes qui, aujourd'hui, fout mourir les societés chrétiennes. Ce soûi ces homines de perdition que le prophète Ezéchiel 16h. 13, v. 18-19.) nous a signalés sous l’image d'embuucheuses qui séduiserit le peuple de Dieu. « Malheur, dit le prophète, « à celles qui préparent des coussins pour les mettre « sous tous les coudes, et qui font des oreillers pour en «appuyer la tête des personnes de tout âge, afin de « surprendre ainsi les âmes ; et qui, lorsqu'elles ont sur- « pris les dmes de mon pruple, les a$Surent que leurs « dmes sont pleines de vie! Elles ont détruit la vérité « de ma parole dans l'esprit de mon peuple, pour une « poignée d'orge et pour un morceau de pain, en l'uant les « dmes qui n'étaient pas mortes, et en assurant de lu vie uceiles qui nélaient pas vivantes, et séduisent ainsi « parleurs mensonges, la crédulité inconSdérée de «mon peuple.» / ; Quel frappant et énergique tableau du commerce des âme et des consciences qne pratiquent, en Europe, certaines sectes protestantes, que viennent de signaler à l'attention publique plusivurs évêques et rotamment, Mgr. Malou et Mer. Rendu! Roi Ce qui se fait en grand, en Europe, dit Mgr. Rendu, est Le fait dés embaucheurs protestants qui “obtien- : : . nentdes apostases aveu l'aide des guinées des'sotiétés*

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bibliques. ” Les mêmes choses, en Canada, vant en petit, mais toujours elles vont, par la soupe, quelques etites pièces de monnaie et puis certaines visiles à a dérobée, dans les familles pauvres, surtout pendant la saison im de l'hiver. Avec ces moyens pécuniaires, que vrages protestant, quelques visites pieuses: on obtierit des apostasies. C'est peu loyal, il est vrais mais à certaines gens, tous les moyens sont bons, même les calomnies, pourvu qu’elles soient contre l'Eglise Catholique. ‘ tn:

Pour ne point tombher entre les mains de ces commerçants des âmes, que les Catholiques fassent une attention spéciale à cette vérité : On ne connait la science des choses divines et on n’a une idée claire des choses qui regardent le salut de l'âme que daus et ar l'Eglise Catholique, parce que, comme l’atteste a vérité, «elle est semblable à une lampe allumée, « qu'on met sur le chandelier,afiu qu’elle éclaire tous « ceux qui sont dans la maison » C’est-à dire dans l’Eglise qui est composée de la société des fidèles { Mate. Ch. 5,0.15.) ‘Il n'y a qu’une foi” (Ephés ch. 4, v.5 ), et ‘* sans cette foi unique, il n’y a pas moyen de plaire à Dieu ” (Héb. ch. 11, v. 6), ‘ parce que le juste vit de la foi ” { Rom. ch. 1, v. 17. Gal. ch. 3, v. 11.) Que les Catholiques de ce pays n’oublient donc jamais que, de toutes les choses précieuses, la plits précieuse c’est la grâce et la conservation de la foi, comme nous l’apprend cette parabole de l’évangile : { Matt.

ch. 13,0. 45) « Car le royaume des cieux est sembla-

« ble à un marchand, qui cherche de belles perles, êt “qui, en ayant trouvé une de graud prix, va vendre “tout ce qu'il a et l’achète.» Qu'ils prennent donc garde de perdre la foi, cette perle d'un prix infini, en aliaut écouter ceux qui ne l'ont jamais eue, ou qui l'ont perdue par l’apostasie, car: * celui qui aime le danger, y périra.”. ( Ecclésiastique, ch. 3,0. 27.)

Que ceux .qui. auraient : ld: teutation : d'exposer

ques paroles mielleuses, un petit ou-

zvit.

leur foi, en lisant des brochures protestantes on en allant écouter ceux qui prêchent des doctrines condamnées par l'Eglise, lisent avec attention et méditent sérieusement les divins oracles qui suivent : « Or, je vous conjure, nes frères, par le nom de votre « Seigneur Jésus Christ, d'avoir un même langage, «et de ne point souffrir parmi vous des divisions et « des schismes, mais d'être tuus unis ensemble dans «un mème esprit +t dans un même sentiment, »

( { Cor. ch. 1, 0. 10.) Et es autres : « Evitez celui qui est « hérétique, sachant que quiconque est en cet état «est perverti, et qu’ii pèche comme un homme qui « se condamne lui-même par son propre jugement. » { Tüe, chap. 3, v. 10-11.) Puis, ces autres paroles effrayantes, pour quiconque a apostasié : « Car il est « impossible que ceux qui ont été une fois éclairés « (par le baptéme) et qui ont goûté aussi le don céleste « | Le sacrement de L'Eucharist'e }, qui ont été partici- « pants de l'Esprit Saint ( dans la confirmation ), qui « ont goûté de plus la bonne parole de Dieu et les « merveilles du siècle à veair {en professant la vraie « foi }, et qui, apres cela, sont tombés ( probablement «dans l'apostasie }; il est impossible, dis-je, qu'ils «soient renouvelés de nouveau par la penitence, « crucifiant en eux-mêmes le Fils de Dieu, ‘et l’expo- « Sant de nouveau à l’ignominie.» ( Héb. ch. 6, v. 4-5-6.)

Les paroles suivantes, de la 1re Epitre de Jean, ( ch. 9, v. 16 }, me seniblent encore plus effrayantes que les précédentes. « Si quelqu’uu, dit St Jean, sait que son « frère commet un péché quine va pas à la, mort, «qu'il prie, et Dieu donnera la vie à ce pécheur, dont « le peché ne va pas à la mort. Mais il v 4 un, péché « qui va à la mort, et ce n’est pas pour ce péché-là que «Je dis qu’on doit prier. » |

Ouvrons maintenant le Nouveau Testament, traduit par Mgr. Baillargeou, et lisons la note qu'il a, atta. Chée à ce verset, ‘ 11 y a des péchés PR IE à ont

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pas à la mort, parce qu'ils ne laissent point le pécheur sans ressource et sans espérance de recouvrer la vie. C'est ainsi que Jésus-Christ a dit de la maladie de Luzare, qu'elle n'allait point à la mort. Tant qne le pécheur conserva le foiet demeure dans le sein de l'Eglise, il peut recevoir l'esprit de pénitence par les prieres des fidèles, et recevoir la vie par les sacrements ; mais à y a un péché qni va à la mort, et c’est L'APOSTASIE qui ne laisse au pécheur aucun moyen de retour, puisqu'il abandonne Jésus-Christ, l'unique espérance des pécheurs, et l'Eglise, hors de la quelle il n’y «a point de salut.” { Héb. ch. 10), v. 26) St. Jean ne défend point de prier pour de tels pécheurs, ( car ce crime n’est pas absolument irrémissible) mais il n'ose donner aux fidèles la confiance d'être exancés, qu’il leur avait inspirée à l'égard de tous les autres, Après avoir lu ce qui précède, qu’on lise ces paroles de l’apôtre saint Paul qui leur donnent uné pleine coufirmation ; «Or,le juste qui n'appartient,dit le Sei- « gneur, vivra de la foi. Que s'il se retire | en tombant « dans l'incrédulité ) ilne me sera plus agréable. Mais « quant à nous, nous n'avons garde de nous retirer «en perdant courage, ce qui serail notre ruine; mais «nous demeurons fermes dans la foi pour le sulut « de nos âmes.» [| Héb. ch. 10, v. 38-39. | Conservons donc notre sainte foi, et perdons tout le reste, s’il le faut. Des millions de martyrs ont préféré la mort plutôt que. de la perdre. Mais com. ment conserver la-foi quand on s'expose au danger évident de la perdre. Et n'est-ce pas s'exposer au danger évident de la perdre que d'écouter, même ar curiosité ceux qui sont envoyés par les sociétés Ébliques dans le but avoué de nous la faire perdre ? C'est pour n'avoir pas voulu comprendre cette vérité capitale qu’un assez grand nombre de nos compatriotes de l'Illinois ont perdu la foi. Avertis ar leurs anciens évêques du Canada du danger évidont que courait leur foi en allant écouter l’homme,

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aujourd'hui rendu si loin dans les voies de l'erreur; ils répondaient : Oh! ü n'y a point de danger pour nous... On vous trompe, leur écrivait le vénérable évè. que de Montréal, et eux, les imprudents, disaient avec encore plus d'imprudence : {n'y apoint de danger pour: noire foi, en allant écouter les discours de cet humme : nous sommes Catholiques, et nous le serons toujours. Il ne nous trompera pas. Et il les a trompés. Aujourd'hui, ils ont perdu la foi. Leur témérité les a fait tomber sous le coup de cet arrêt divin : « Celui qui aime le danger, y périra.» [ £cclés. ch.3. v., 27.

Une seconde cause est venue les préparer à cette chute à jamais déplorable; je veux dire, leur participat‘on aux actes criminels du révolté. Car nonseuil aent ils n’ont tenue aucun compte des avertissements qui avaient pour but de les retirer du danger que courait leur foi, en écoutant celui qui n’était plus l’envoyé de Dieu, mais ils se sont liés, par de redoutables promesses, afin de soutenir le prêtre révolté contre l'autorité de son évèque. {ls lui ont aidé à persécuter les personnes restées fideles à la foi catholique. Ils ont signé tout ce que le grand menteur à voulu, afin de tromper l'opinion publique, surtout en Canada. Malgré les avertissements des prétres qui, au prix de sacrifices infinis, avaient volé à leur secours, ils ont eu la folie d'identifier leur avenir religieux avec celui qui était retranché de la communion des fidèles ; et encore pour cette raison, se sont vérifiées à leur égard ces deux divines sentences : « Si un aveugle en conduit un autre, ils tombe. « ront tous deux dans la fosse » | Maët. chap. 15, ©. 14.) Et cette autre : « l'ami des insensés leur deviendra « semblable. » { Prov. chap. 13, v. 20.)

Une troisième cause, enfin, a contribué puissamment à la ruine spirituelle de nos frères de lHlinoiss: c'est l'ignorance des bâses qui servent d’ippuis, à la foi et à la morale Catholiques. de

Un jour, et longtemps avant la date du 3 sértembré

1856, un homme de beaucoup d'esprit reprochait au missionnaire de Beaver de négliger l'instruction religieuse de ceux dont il était chargé. «Oh ! monsieur, « lui repondit le grand coupable, j'entends mieux les « choses que vous, sachez que lorsque l’on veut me- « ner un peuple là où l'on veut, il faut le tenir. dans « l'ignorance.» Satan n’eût pas deviné plus juste. Aussi, at-1l réussi à mener ces pauvres ignorants là où il a voulu. Aujourd'hui un assez grand nombre de familles sont protestantes.et, ce qui est plus lamentable, sont très-contentes, disent-elles, de l'être, et elles remercient Dieu d’être tombées dans cet abime! ( Paroles écrites en \864.)

C’est également l'ignorance religieuse qui a fait et fait encore apostasier un très grand nombre de nos compatriotes qui ont émigrés aux Etats-Unis. Leur a. postasie est un fait malheureusement hors de tout doute. ie regarde donc comme une œuvre digne de toutes les. bénédictions du ciel, celle de ceux qui travailient à fixer les Canadiens dans leur F"reux pays, et les engagent à s'établir sur les terres vacantes de la couronne. ,Gar il n’y a plus maintenant de prétextes, mème plausibles, d'émigrer dans ce triste pays où, de l’aveu de presque toutes les mères Chrétiennes qui. y sont, il est à peu près impossible de former. les enfants à la piété, à cause des idées de liberté insensée qui font fermenter toutes les têtes. C’est donc avec une pleine conviction que je dis bien haut à tous les Canadiens, sans exception: demeurez dans votre heureux pays, où vous trouverez de bonnes terres, de bons curés, de bons exemples et de bons cœurs qui vous aimeront comme.des frères : « Ah ! que c’est une « chose bonne.et agréable que des frères soient amis « et demeurent ensemble. » { Psaume 132, v. 1.)

- Après cette petite disgression, qu'on me pardonnera, je dis que les mêmes causes produisant les mé-

168 effets, on ne pent douter que celles qui, ont. fait

es apostats dans l'Illinois, n’en fassent également en

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Canada, et que plus l'ignorance des preuves qui servent de bâses aux vérités Catholiques sera générale, plus aussi les apostasies seront nombreuses.

Que les fidèles ne se fassent donc pas illusion sur les dangers qui menacent leur foi, et que ceux que Dieu a établi les chefs spirituels des populations Canadiennes ne s’endorment point dans une fausse sé curité sous le prétexte que le peuple, qu'ils ont sous leurs soins, est bon et moral. Qu'ils veuillent se souvenir que, dans la tempête, il faut autres choses que de bonnes voiles et un vaisseau solidement bâti pour éviter un naufrage. Au reste, on ne pextnier le fait que notre population Canadienne, parfaitement instruite des régles de la morale chrétienne, n’en con-

nait pas assez les bâses. Combien en trouverait-on, parmi les laïques, mème dans les classes élevées, qui fussent capables de rendre compte de leur foi ? ne faut cependant pas se faire illusion, puisque ce n’est que par la foi, vivante et agissante en nous par la charité, que nous pouvons vaincre le monde et tout ce'qu x] renferme de perversité et de ro comme le dit l'apôtre saint Jean (1. Ep. ch.5, v.4.}« Car tout ce qui «est né de Dieu est victorieux du morde : et ce qui «remporte la victoire sur le monde, c'est notre ‘foi. » : C’est donc le manque de foi, qui livre les âmes au monde et aux vanités du monde. Donnez au peuple Canadien une foi saine et éclairée, et vous le rendrez parfaitement catholique, et le luxe et la vanité n ‘entrenent plus dans le cœur des personnes du sexe.

C’est après avoir longtemps médité ce que îe viens d'écrire, dans cet avertissement, et avoir connu les causes qui ont égaré uné partie des Canadiens de PHIlinois, que j'ai cru rendre service à mes compatriotes en publiant ce livre de controverse, que je les prie de re-

-cevoir d’une main amie et d’un cœur plus ami encore.

Les protestants, qui'ont rejeté les traditions a et liques, conservées avec le bre grand soin par l'Eglise pere et qui sont in go ie compléter

et expliquer la parole écrite dans la bible, nous renvoient constamment à cette bible, et nous disent qu’elle est pour eux, et quelle nous comdamne. Eh ! bien, allons donc à la bible. « Cæsarem appellasti? Au cæsarem tbis. ( Actes des Ap,.ch. 25, v. 12.)

Contre leur attente, la bible va nous dire qu'il n’y a pas une vérité catholique qu'elle ne renferme ou équivalemment ou formellement, à part ce que la tradition nous a conservé. Nous n'interrogerons donc que la bible, qui ne renferme qu’une partie des témoignages divins qui démontrent la vérité de notre sainte religion. Cependant cette étude sera plus que suffi sante pour nous affermir dans notre foi, et nous fera comprendre quel profond dégoût doivent nous inspirer ces braillards bibliques « qui courert la terre et « la mer po faire un prosélyte i ou un apostat } et, « quand il l’est devenu, le rendent digne de l'enfer deux « fois plus qu'eux. » ( Mate. chap. 23, v. 15.)

Pour faciliter l'étude de ce livre, je vais le diviser par chapitres où seront prouvées séparément les vérités catholiques, et, pour en rendre la lecture plus attrayante, j'y introduirai des personnages qui discuteront les vérités soutenues par les Cathoiïiques, et niées par les protestants.

Je crois devoir avertir tous ceux qui ont un vrai désir de connaître la vérité que la seule raison humaine ne peut y atteindre sans le secours de la grâce, et que cette grâce, qui fait naître en nous la foi et nous est indispensable pour la conserver, n’est accordée qu'à la prière humble et fervante, « car Dieu résiste aux « superbes, et donnne sa grâce aux humbles, » dit l’Apôtre saint Pierre. ( Z Ep. chap. 5, v. 5.1 Par surcroît de preuves, j'apporterai quelques témoignages de la - tradition.

Eniün, je crois rendre service à tous ceux qui liront ce petit livre, en leur mettant sous les yeux ce “remarquable passage de l’'Encyclique de notre saint bère le Pape, Pie IX, du 17 Mars 1856, adressée aux

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évêques d'Autriche. Il y parle des enseignements que la Sainte Église Catholique ne cesse de rappeler aux fidèles.

« Elle ( l'Eglise } ne cesse de leur répéter que la foi « s'appuie non sur la raison mais sur l'autorité, parce «qu'il ne convenait en aucune manière que Dieu'en « parlant aux hommes, confirmât ses paroles par des «raisonnements, comme si on pouvait refuser de croi- «re; mais il a parlé comme il convenait, comme le ju- « ge suprême de toutes choses, qui ne -doit pas argu- «menter, mais prononcer. l’Église déclare ouverte- « ment que l'unique espérance du salut pour l’hom- « me est placée dans la foi chrétienne, qui enseigne « la vérité, dissipe les ténèbres de l'ignorance par l’é- « clat de sa lumière et opère par la charité, et que «cette espérance est placée dans l'Eglise Catholique « qui,en maintenant ce vrai culte,est le solide asile de « cette foi et le temple de Dieu, hors du quel person- « ne, à moins d'avoir l’excuse d’une ignorance invinci- « ble, ne peut avoir l'espoir de la vie du salut. [’Egli- « se enseigne donc et proclame que si quelquefois on « peutemployer la science humaine à l'étude des ora- « cles divins, la raison ne doit pas pour cela usurper or- « gueilleusement le droit d'enseigner en maitresse, « mais qu’elle doit agir comms une servante obéissante «et soumise, dans la crainte de s’égarer en marchant « en avant et de perdre, en suivant l’enchainement des « paroles extérieures, la lumière de la vertu intérieure « et le droit sentier de la vérité.

« [ne faudrait pas en conclure qu’il n’y ait aucun « progrès de religion dans L'Eglise du Christ. Le « progrès existe, il est très-grand, mais c’est le vrai « progrès de la foi, ce n’en est pas le changement. « Ïl faut que l'intelligence, la science et la sagesse « de tons, comme de chacun en particulier, des âges «et des siècles de toute l'Eglise, comme des individus, ..« croisse et fasse de grands, de très-grands progrès, afin « que l'on compren#e plus clairement ce qu’on croyait

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« d'abord plus obscurément, afin que la postérité ait «“ le bonheur de comprendre ce que l'antiquité vé- «“nérait sans l'entendre, afin que les pierres préci- «euses du dogme divin soient travaillées, exactement «adaptées, sagement ornées et qu'elles s’enrichissent « de grâce, de splendeur, de beauté, mais toujours « dans le même genre, c’est-à-dire, dans la même doc- «trine, dans le même sens, dans la même substance,

de façon qu'en se servant de termes nouveaux on ne «dise pas cependant des choses nouvelles. » Ces admirables paroles de Pie IX veulent dire qu'il ne faut pas être vieux Calholiques, ou Catholique libéral, ou Cutholique gallican, ou Catholique à l'extérieur, mais franchement, sincèrement, conscientieusement. ouvertement Catholiqu# en tout et partout comm» Notre St. Père le Pape. Car il est écrit dans saint Paul: “IL faut croire de cœur pour être justifié, et confesser de bouche pour obtenir le salut. ” ( Rom. chap. 10. v. 10.)

En terminant cet avertissement, je n’ai pas besoin de faire obsérver que ce petit traité de controverse, dont les preuves sont empruntées en grande partie à une bible dont se servent les protestants, ne peut être considéré que comme un moyen de prouvé que, par la bible seule, on peut faire voir que les Catholiques ont raison contre les protestants. Mais il ne faudrait -en conclure que la bible seule, séparée de l’interprètation de l'Eglise catholique, c’est-à-dire, d'un juge divinemeni autorisé et infaillible, soit suffisante pour terminer les controverses entre les catholiques et les protestants.

Note ire. Afin de rendre plus attayante et plus profitable la lecture du Petit Arsenal, je conseillerais de s'associer pour en faire la lecture : le ler lirait ce que ditJean-Baptiste ; le 2me ce que dit Lami et la 3me ce que dit le colporteur ou le ministre, c'est-à-dire que ce dernier ferait le personnage de l'avocat du diable, com- ‘me on dit vulgairement. pride |

Note 2m, Il serait, je pense, trés-avantageux, peutêtre nécessaire, dans le temps où nous vivons, pour l'instruction religieuse de notre peuple, de développer les preuves que fournit, en abrégé, ce Petit Arsenal, dans un cours de conférences, qui lui feraient counaitre, avec plus d'évidence, les bâses qui servent de fondements à la Foi et à la Morale Catholiques.

* Note 3me, Dans les séminaires, les colléges et les autres maisons de haute éducation, où jourrait peutêtre se servir du Petit Arsenal pour un cours d’instruction dogmatique, dans les Classes Les plus avancées. On pourrait employer la méthode indiquée dans la note première, Cet ouvrage doit-ètre lu piusieurs fois pour se le rendre famillier.

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