PEAU DE BALLE
Veuf, père d'une jolie fille et possesseur d'un âne qui lui donnait de For sans qu'il eût besoin d'écraser son peuple d'impôts, ce monarque avait tout ce qu'il faut pour être heureux.
Mais dès que le Destin le laisse tranquille, l'homme se dépêche de chercher midi à quatorze heures.
Voila donc que ce souverain ne trouva rien de mieux que de devenir amoureux de sa fille et de prétendre l'épouser, c'est-à-dire devenir son propre gendre. Il se fut trouvé, si la Providence eût béni cette union monstrueuse.
à la fois le père et le grand-père de ses enfants, lesquels entre eux eussent été tout ensemble non - seulement frères et sœurs, mais oncles et tantes, en même temps que nièces et neveux. A défaut d'autres raisons, ces effroyables complications auraient dû, n'est -il pas vrai, dissuader ce lunatique de son penchant inavouable.
Il n'en fut malheureusement rien.
Irritée d'une telle folie, la fée des Lilas résolut de châtier l'insensé d'une belle manière. Elle commença par lui faire gaspiller stupidement tout son trésor, ses bijoux et ses pierreries à fabriquer pour sa fille des robes coûteuses, couleur de lune, couleur du temps et couleur de soleil. On sait que, quand même une fée malicieuse ne serait pas là pour la conseiller, il n'est donzelle qui ne sût épuiser l'escarcelle la mieux garnie, quand il s'agit de colifichets et de braveries.
Au surplus, tout cela n'avait pas grande importance, tant que subsistait l'âne magique dont chaque matin la litière était couverte, sans que le Roi eût à se fatiguer, de beaux écus au soleil et de louis d'or de toute effigie qu'il n'avait qu'à ramasser.
Mais sa démence alla jusqu'à sacrifier ce baudet merveilleux quand Peau d'Ane, à la suggestion de la malicieuse enchanteresse, lui en demanda la dépouille. Dès
lors, du jour au lendemain, il se réveil complètement ruiné, et ses sujets, par m< querie, ne l'appellèrent plus que le Roi Peau de Balle.
Son trésor étant vide, il essaya de l'emplir par des exactions.
Ce qui provoqua immédiatement des plaintes, des réclamations et des émeutes.
Au milieu de l'agitation qui s'empara de la capitale et des provinces, on conçoit qu'il ne restât plus au monarque en péril beaucoup de loisirs pour songer à ses lubies d'autrefois. Il avait bien commencé par envoyer cent gendarmes et plus de mille mousquetaires à la recherche de sa fille bien aimée. Mais il les rappela précipitamment apprenant de >
bonne source qu'un complot était formé pour le renverser et proclamer la République. Il ne pouvait plus sortir dans les rues sans être accueilli par des huées et sans que les pierres commençassent à pleuvoir sur son carrosse.
Aussi poussa-t-il un fameux soupir de soulagement et
n'eut-il pas l'idée de faire la petite bouche et de couper les cheveux en quatre, quand s'offiit à lui le moyen de rétablir ses affaires en épousant une veuve qui était la reine d'un pays voisin.
Elle lui parut tout de suite fort belle et séduisante pour deux raisons.
D'abord parce qu'elle était très riche, ce qui lui permettait d'apaiser son peuple et de sortir d'embarras.
Ensuite, parce qu'elle avait pour ce qui est de l'hydrothérapie des habitudes raffinées qui jetèrent quelque ombre sur l'image de la séduisante Peau d'Ane, laquelle d'ailleurs commençait à s'obscurcir.
Il apparut en effet que cette belle personne n'était pas très difficile de ce côté-là. Non seulement, pour se déguiser, elle ne s'était pas bornée à s'affubler de bonne grâce d'une répugnante peau d'âne, mais elle avait mis une singulière complaisance à cesser de se laver. Il est en plus remarquable que, quel que fut son dégoût pour son misérable déguisement, son besoin de propreté, chaque fois qu'elle s'en dépouillait pour revêtir ses magnifiques atours, n'alla jamais jusqu'à lui faire décrasser autre chose que son visage et le bout de ses doigts. En quoi d'ailleurs, elle se comportait exactement comme le Roi Soleil lui-même et l'élite de ses fidèles sujets.
Il n'y a aucune surprise à avoir que le Souverain, son père, émerveillé de trouver une femme si soigneuse sur ce chapitre et qui, par ailleurs, lui commeurtre inconsidéré de son soit épris pour elle d'un amour sincère et ait donné sans barguigner son consentement au mariage de sa fille avec le beau prince.
On nous raconte qu'ils moururent après s'être aimés pendant cent ans. C'est beaucoup. Il est probable que le bon Perrault abuse un peu quelquefois de notre crédulité. Nous aurions mauvaise grâce à faire les renchéris sur l'histoire du Chat Botté ou de la citrouille changée en carrosse. Mais il nous est permis de garder quelque réserve sur d'autres articles.
Je tn arrêtai. Une petite toux me rappela tout d'un coup que Jacques existait. Je l'envisageai avec quelque perplexité. E7t vérité y ma fa^itaisie n avait-elle pas légèrement déraillé?
Il se borna à questionner d'un air un peu préoccupé :
— Fjt le Petit Poucet y est-ce qu'il lici est aussi arrivé des choses ?
— Si tu veux y dis-j'e avec empressement y avant qu'il soit l'heure de ton goûter y j'ai juste le temps de te raconter la visite que y qua77d il fut grand y il fit malgré lui à la femme de l'ogre.
Jacques dit y avec une nuance d^inquiétude qui eût dû me faire entrevoir quelque chose du travail d'esprit qui se poursuivait en lui : « Rlle n'était pas méchante y n est-ce pas? »
— Elle était même très bonne y répondis-jey et en voici la preuve.
^im^ De L'ociî^e
On sait que le Petit Poucet, ayant chaussé les bottes de l'Ogre, s'en retourna dans sa maison, se fit livrer par sa femme tout son argent et tous ses bijoux, et, ainsi mis en état de se pousser à la cour, ne tarda pas à y faire figure en qualité de courrier du Roi, en même temps qu'il nippa et puis pourvut de places tous ses frères.
Bien des années après ces événements, un jour, ou plutôt une nuit qu'il traversait une grande forêt, il fut surpris par un violent orage. Il grimpa au haut d'un arbre
pour voir s'il ne découvrirait rien, et, ayant tourné la tête de tous côtés, il vit, bien loin, une petite lueur qui était comme une chandelle.
Grâce aux bottes fées, il y fut en trois pas et heurta à la porte d'une maison. Une vieille femme parut et lui demanda ce qu'il voulait. Il dit qu'il s'était perdu dans la forêt et demandait à coucher par charité.
La bonne femme qui était vêtue de noir lui répondit en soupirant :
— Je n'ai pas eu lieu de me réjouir jadis d'être hospitalière. Toutefois, je ne saurais refuser l'abri de mon toit à qui le sollicite.
Elle lui fit donc signe d'entrer. Il pénétra dans la salle, s'assit devant le foyer, ôta ses bottes et demanda si pendant qu'elles sécheraient, elle ne lui offrirait pas un morceau à manger.
Elle lui répondit en soupirant derechef :
— Jadis, il y avait chaque soir un veau ou un mouton entier à rôtir sur ma broche. Mais depuis un jour funeste, je suis ruinée, et vous seriez mieux traité chez le dernier des croquants.
En effet, tout ce qu'elle put placer devant lui fut un quignon de pain dur, un morceau de lard rance et une assiette de soupe aux choux fort aigres.
Comme le Petit Poucet avait grand'faim, il attaqua néanmoins avec appétit ce frugal repas. Et, tout en mangeant, il parcourait d'un œil distrait la grande pièce mal éclairée. Sans arriver à fixer exactement ses souvenirs, il lui semblait la reconnaître à demi, et le visage de l'hôtesse, tout ratatiné qu'il fût dans l'ombre, ne lui semblait pas non plus totalement étranger.
Afin de la faire parler, il la questionna entre deux bouchées :
— Bonne femme, vous faites allusion à des malheurs. Peut-être vous soulagerait-il de les conter.
Elle branla — C'est toire. Il suffit vingt -quatre que s'écroulât sait mon sur cette soir, tel lui-ci, fants perla forêt me del'hospi-
la tête :
une triste hisde l'espace de heures pour tout ce qui faibonheur terre. Un que cesept endus dans vinrent mander talité. Je
tentai de les rebuter, car, hélas !
le mari que m'avaient choisi mes parents (les jeunes hlles ont quelquefois bien des surprises au lendemain de leurs noces) était un
ogre, assez bon-
homme d'ailleurs, mais qui avait l'habitude de manger les voyageurs. Par malheur, le plus petit de la bande, un futé à la voix câline et cajoleuse, insista tant que je cédai, espérant les cacher. Hélas ! mon mari rentra, flaira, sentit la chair fraîche, découvrit toute la bande sous le lit, et m'ordonna de les coucher, se réservant le lendemain de leur couper le cou.
>^ Mais, par une ruse infernale, le Petit Poucet (c'était, je l'ai su plus tard, le nom de ce morveux) transporta dans la nuit sur sa tête et sur celles de ses frères les couronnes qui faisaient reconnaître mes sept filles endormies. Ce qui fit que mon mari, s'étant levé, et tâtonnant
dans la nuit, les égorgea toutes les sept, tandis que ces misérables petits rôdeurs s'enfuyaient sains et saufs. Au matin, tandis que ie m'évanouissais d'horreur, il se mit à leur poursuite. Quelques heures plus tard^ je vovais reparaître ce funeste Petit Poucet. Mon mari, m'annonçait-il, était retenu par des brigands et réclamait tout son or et tous mes bipux pour recomTer sa liberté. Je les lui donnai sans marchander : mon mari n'était-il pas tout ce qui me restait en ce monde:...
• Je le \*is rentrer, épuise, le soir. Privé de ses enfants, dépouillé de ses bottes magiques, il apprit par surcroit qu'il l'était aussi de tous ses biens. Je le trouvai, après souper, pendu dans la cour.
>> Depuis cette époque, ie \is dans la misère, la solitude et la prière.
Le Petit Poucet, qui avait de la délicatesse et bien davantage de la prudence, avait été tort
marri en découvrant qu'un maudit hasard l'avait ramené au logis de l'ogre. Il fut très soulagé d'apprendre que ce brutal était mort. Aussi dit-il assez gaiement, après avoir vidé son pot :
— Puisqu'il en est ainsi, ma bonne femme, souffrez que je me recommande à vos benoîts offices.
La vieille hocha le menton :
— Ne m'en veuillez point, mon jeune seigneur, si votre nom, quand je le saurai, ne revient point sur mes lèvres si souvent que je souhaiterais. Hélas! j'ai déjà trop de grâces à solliciter du Bon Dieu.
Elle poursuivit :
— J'ai à prier pour mes sept fillettes, mortes à la fleur de l'âge, sans avoir pu recevoir les secours de la
religion quand j'espérais tant les établir avec honneur ou les faire pieusement entrer au couvent.
» J'ai à prier pour mon mari. C'était un pécheur, cruel et vorace, mais la faute venait de son sang plutôt que de sa volonté, et j'espérais toujours pour lui la miséricorde de Dieu.
)) Et le surplus de mes prières suflîra-t-il à racheter l'âme de cet autre pécheur à qui, chrétienne, je dois pardonner?
— Lequel .f^ dit le courrier du Roi.
La vieille leva sur lui ses prunelles éteintes.
— Et qui donc, sinon ce petit malheureux à qui, l'ayant prévenu du risque qu'il courait, j'accordai l'abri de mon foyer, qui, pour sauver sa vie, fit égorger des enfants par leur père, et qui, ayant volé mon homme
de son don magique, ne s'en tint pas satisfait, mais raffina sa méchanceté jusqu'à revenir dépouiller de ses biens la femme dont il avait fait massacrer la géniture, et que par surcroît, il allait réduire à l'état
de veuve. Je prie chaque soir pour que le Petit Poucet se repente.
Le voyageur ne dit rien, mais sentit sa chair se hérisser.
Et la femme ajouta :
— Le lit est préparé. C'est celui où mes sept lîlles furent égorgées.
Si avantageux qu'il fût, le Petit Poucet ne put endurer l'idée de coucher dans ce lit.
— Bonne femme, dit-il, je suis courrier du Roi, il me faut repartir tout de suite.
Et il étendit les mains pour saisir les bottes fumantes. Mais il tremblait si fort qu'il n'arrivait pas à les chausser. La bonne femme lui vint en aide et, regardant machinalement les tiges, eut une exclamation de surprise.
yeux, elle le visa en face, étouffa un cri, et, de douleur, joignit les deux mains qu'elle tendit au ciel.
Le Petit Poucet s'agenouilla devant la veuve et murmura :
— Ma mère, prierez- vous pour moi ce soir? Elle inclina la tête :
— Je prierai pour vous ce soir, et tous les jours suivants. Que Dieu vous pardonne.
Le courrier du Roi ouvrit la porte, la referma et disparut dans la nuit et la tempête.
Je tn arrêtai.
Autant avouer que ma collaboration avec Perrault ne me laissait pas méconte?it. Entre nous y ces vieilles histoires, pleines de suc et de saveur ^ m'avaient toujours un peu surpris par leur incohére?tce et par un certain défaut de délicatesse dans la morale. Je n étais point fâché du tour que f avais pris pour les rajeunir, y ajouter une pointe de malice et y sous le voile de la fction, d'avoir amené le public à quelques réflexiofis ingénieuses .
Je me tournai donc vers le public pour connaître so?t sentiment. Il restait i^nmobile, le coude sur le genou, le menton dans la 7nai7ty l'air très sérieux.
— lié bien ! Jacques, est-ce que tu aimes ces histoires ?
Jacques est très poli. Il me répondit :
— Oh ! oui ! Monsieur y seuleme7tt
Il fit une pause, T insistai :
— Seulement F.,,
— Seulement N'est-ce pas qu'elles ne sont pas si
vraies que les autres f
La petite voix était chevrota^ite et le menton menu tremblait.
Et je fus atterré y apercevant tout à coup mon épaisse y pédantey et i?npitoyahle balourdise.
Cary e7î définitive y égaré par 7na cuistrerie déguisée sous u?ie apparefite cofnplaisajicCy qu'avais-je fait?
Grâce à la magie du vieux Perrault y si délicieusement hu7nai?îy flottaiejit dans l'ârne de Jacques une foule de formes vivantes y pittoresques et diaprées y où s'étaient incarnés quelques-uns des rêves les plus lointains de l'humanité. Elles étaie7ît assez puériles pour lui être familières. Mais les jours qu'elles lui découvraient étaie7tt aussi 7nystérieuXy riches et indéfinis que les horizons des religions.
I7nprude7îty C07n7ne tous les fils du sexe qui fut celui d'Eve et de Pandore y lacques avait souhaité davantage les étrei7îdrey les préciser y les prolonger.
Et 7noiy qui ayant des cheveux bla7icSy aurais dû le
détourner de Fambition téméraire de tous les hommes, voici y que, par faiblesse et par cabotinage , je m'étais fait le complice de son imprudence. Ces créatures féeriques y exquises et falotes , voici qu'à cœur-Joie y je les avais délavées y dédorées y disséquées y dépoétisées y rabougries y au crible d'un ricanement rationnel et pédant, Im légende dorée de Jacques y elle était désormais y à cause de moiy captive et morte y comme ces beaux papillons portant le soleil sur leurs ailes y qu'impitoyables y nous perçons d'une épingle pour les enfermery morts y avec une étiquettey dans un sépulcre de carto?î et de verre. De son Panthéon y fêtais le Voltairey pis y le lamentable Homais.
J'eus un immense remords y et je dis à Jacques dont les yeux 7ne guettaient avec angoisse :
— l^ony mo?î petit Jacques y elles ne sont pas vraies du tout y ces autres histoires. C'est pour de rire que je les ai racontées.
Il eut un soupir de soulagement et leva vers moi ses yeux candides qui voulaient être rassurés. Mais l'homme qui a goiité le fruit de l'arbre de la science y recouvre malaiséme?it la quiétude de l'esprit. I^e hideux scepticisme que j'avais insufflé n'était pas si aisé à chasser,
Jacques me dit y la voix toujours im peu trembla^ite :
— Mais, alors ^ les autres histoires f Celles qui sont
dans le livre f Peict-être qu elles ne sont pas vraies non plus ? Bourrelé de repentir , f arborai sur mes lèvres la certitude :
— Rlles sont tout à fait vraies y mon petit Jacques , et tu le sais bien, voyons , puisqu'elles sont imprimées tandis que les autres y ce sont des histoires en l'air qu'on raconte seulement.
Les sourcils de Jacques y un peu froncés y se rapprochèrent davantage y et soudain y se détendirent. Une lumière brilla dans l'azur mauve de ses prunelles et aussi y entre ses lèvres rouges y la nacre blanche de ses dents : il battit des mains. Mon raisonneme?tt lui apparut impeccable y irréfutable. Mais oui y il y a la vérité écrite. Il sauta en l'air y et s'écria avec allégresse :
— Alors y si tu veux y ces autres histoires qui sont bien jolies (je vous ai dit que Jacques était très poli) ?îous n'en parlerons plus y et puis, de7nainy tu me raco?iteras de nouveau celles du livre.
C'est aiftsi que y d'un co?nmun accordy l'hérésie fut extirpée. Nous bouchâmes soig7ieusement la porte que j'avais imprudemment ouverte vers la pente du scepticisme et de la confusio?i intellectuelle. Et je repris y dans sa pureté ca^ionique y la Vulgate de Peau d'Ane et du Chat Botté.
A la fin de chaque histoire , durant bien des jours y Jacques ne manquait de m* interroger :
— C'est fini f
Et Je répondais avec sérénité :
— Oui y Jacques y c est fini.
Ainsi graduellement se défaisait mon œuvre néfaste et la sécurité rentrait en lui. Un soir y il me dit y avec un je 72e sais quoi dans la voix :
— Te la rappelles-tu l'histoire du Petit Chaperon Vert f
J'eus un bâillement et répondis d'un accent d'indifférence :
— - Ma foi ! je l'ai oubliée. C'était une bêtise.
Jllors Jacques éclata de son rire le plus frais et joyeux y et s'écria :
— ^h ! bien oui ! par exemple ! c'était une bêtise.
Quelques très vieux livres y quelques très simples histoires y contiennent peut-être y depuis des siècles y la somme de ce que l'hom^ne est capable de saisir du bien y du beau et du vrai.
Philosophes y sociologues y métaphysiciens y cuistres de
tout poil y de tout verbe et de tous temps, respectez-les. Ne ternissez pas les naïves figures, les mots magiques, les précieuses légendes qui ont charmé notre enfance, puisqu aussi bien vous n'avez rien à mettre à leurs places que des bêtises.
Le fond de la sagesse humaine consiste dans quelques contes bleus.
Et ils n'ont pas de suite.
CEN T H.^ L (, i P.C U L A T lON CHiLDRENS KOOM