I.E COCHER
J’ suis chargé !
PAUST.
Allons, bon ! Arrête !... Ce n’est que pour une course !.. .
LE COCHER
Puisque’je vous dis que je suis plein...
faust, arrêtant le cheval par la bride.
La course ou la vie!...
LE COCHER
Au secours !... C’est Chopart !... Oh! la diligence de Lyon! A l’assassin !... au voleur!.,.
Faust, agitant des billets de banque.
Veux-tu te taire, imbécile!,.. Te voler!... regarde donc ces billots... Un pas et tu rates ta fortune!...
LE COCHER
Qu’est-ce que c’est que ça ?
FAUST
Vingt mille francs pour une course !
le cocher, dégringolant de son siège.
Vingt mille francs ! Attendez, je vas demander au client. . . Tiens, il dort... Eh! caporal! (La glace s’abaisse. — Valentin passe sa tête. — Il est très-bruni de teint.)
VALENTIN
Est-ce qu’il a empaillé son cheval, cet oiseau-là?
LE COCHER
Faites excuse, sergent... Il m’arrive un accident.
VALENTIN
Ta jument est morte ?
LE COCHER
Si ce n’était que ça!
VALENTIN
Les roues sont gelées ?