‹ Le petit FaustChapitre 43 sur 65 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE COCHER

Si ce n’était que ça!

VALENTIN

Quoi t’est-ce alors ?

LE COCHER

Figurez-vous, lieutenant, qu’il y là un particulier qui m’offre vingt mille francs si je veux vous descendre.

VALENTIN

Me descendre, ousque?

LE COCHER

Ici... et le prendre à votre place.

valentin, sortant du fiacre.

Et où est-il ce particulier?

FAUST

C’est moi, capitaine.

VALENTIN

\ous!... voulez-vous me faire le plaisir de me regarder entre les cils? Bien !... Veuillez me dire maintenant si j’ai l’air d’une oie ?

FAUST

D’une oie?... non... cependant, vous êtes jeune et beau..

VALENTIN

Je. ne vous demande pas si jé suis joli.,, je le sais... suffit... Si votre proposition est une plaisanterie... je la trouve drôle.

FAUST

Et si c’est sérieux ?...

VALENTIN

Alors, je la trouve meilleure... Apprenez que je vais retrouver ma famille... que j’ai donné quarante sols à cet ôtez-moi-donc.. . pour qu’il me conduise à cedevoirpieux... et qu’il m’y conduira ou que je lui ferai avaler son fouet par le manche... Allons, en route !

LE COCHER

Attendez... je vais l’attendrir. ( A Valentin.) Commandant... j’ai une femme et onze enfants...

VALENTIN

Onze enfants! ...

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