LA TAILLE DES ARBRES
Il est cependant quelquefois nécessaire de modifier le port de certains végétaux, surtout lorsqu'il s'agit d'orner des massifs ou des plates-bandes que des plantes trop touffues couvriraient à elles seules. La nécessité d'avoir le plus de variété possible dans un jardin oblige donc à mettre, dans certains cas, un arrêt au développement naturel des plantes.
Il y a des arbrisseaux qui ne ileurissenl que sur les rameaux de l'année : c'est le cas des Rosiers, des Ceanothus, des Clématites, des Hortensias, du Jasmin trompette [Tecorna), de VAlthéa, ïietmie des jardins ou Mauve en arbre (Hibiscus syriacus). Chaque printemps on les taille jusqu'auprès des branches principales; les rameaux qui se développent alors sont plus réguliers et donnent une floraison plus abondante. Le Lilas, au contraire, fleurit sur les rameaux nés l'année précédente et doit être taillé aussitôt après la floraison. 11 en est de même de la Boule-de-neiye (Viburnum), du Cognassier du Japon (Chœnomeles), du Cytise, des Diervilla, des Deutzia, des Forsythia, des Pommiers baccifères [Malus), des Pêchers de Chine, des Seringats [Philadelphus), des Ribes.
En parlant de chaque sorte de plante, nous indiquerons les procédés de taille auxquels on peut la soumettre et l'époque à laquelle on les pratique.
11 est nécessaire, lorsqu'on taille, de faire des coupes bien nettes. Aussi, et surtout pour les ai lires fruitiers, les jardiniers préfèrent-ils se servir de la serpette au lieu du sécateur, dont le côté opposé à la lame écrase toujours un peu les rameaux sur lesquels il s'appuie. La coupe doit être un peu oblique et opposée à l'œil au-dessus duquel elle est pratiquée.
Pour tailler les arbres fruitiers, il faut une certaine technique qu'il est indispensable d'acquérir. 11 existe, dans toutes les grandes villes, des cours d'arboriculture, et nous engageons 1rs personnes qui désirent tailler elles-mêmes leurs arbres à profiter des leçons et à suivre les démonstrations pratiques données par des professeurs compétents.