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Châssis, avec plants repiquas.

largeur en rapport avec le nombre de cadres vitrés qu'il est destiné à porter, chaque cadre vitré n'excédant pas 1 mètre de large. Un des côtés du coffre est plus élevé que l'autre. Grâce aux différences de hauteur des côtés du coffre, les vitrages ont une inclinaison destinée à laisser pénétrer plus facilement les rayons du soleil et à faciliter l'écoulement des eaux pluviales.

La couche est un amas de fumier de cheval, bien tassé, qui dégage de la chaleur en entranten fermentation et sur lequel on dispose des châssis ou des cloches.

Le fumier neuf sortant de l'écurie ne doit pas être employé seul, il donnerait trop de chaleur; on le mêle ordinairement avec du fumier conservé en tas ou ayant déjà servi. Les pro-

portions à employer varient selon les cas; il ne faut pas, pour celui qui nous occupe, que la chaleur dépasse 23 à 30 degrés centigrades. Lorsque le thermomètre accuse un nombre de degrés supérieur, il faut attendre quelques jours jusqu'à ce que la couche ait jeté son feu.

L'épaisseur de fumier employé est ordinairement de 60 Centimètres sur une surface un peu plus grande que celle du coffre qui doit être posé dessus.

On ménage autour de la couche des sentiers que l'on remplit de fumier semblable à celui qui a été employé dans le premier cas ; c'est ce qu'on appelle un réchaud. Au bout de trois semaines environ, on enlève ce réchaud pour le remplacer par un nouveau destiné à raviver la chaleur de la ;

Fig. 5. — Côtièrt!

couche qui est à peu près refroidie. On peut ainsi renouveler plusieurs fois les réchauds.

Lorsqu'on n'a à sa disposition ni châssis ni couches, on peut activer la germination des graines et le développement des plantes en tirant partie de la chaleur du soleil à l'aide de cloches, ou en disposant des plaies-bandes le long de murs exposés au midi et peints en blanc pour qu'ils réfléchissent la chaleur; on adonné à ces plates-bandes le nom de côtiéres (fig. 5). On peut abriter contre le froid à l'aide de paillassons, de claies ou de toiles, les plantes cultivées dans ces conditions.

Les ados sont des plates-bandes surélevées d'un côté, de manière qu'elles présentent une inclinaison à l'exposition du midi.

LES OPERATIONS CULTURALES.

Dans les petits jardins, les côtières et les ados rendent de très grands services en permettant d'obtenir les premières récoltes avec une avance de deux à trois semaines sur les récoltes ordinaires (Pommes de terre hâtives, Pois, salades, etc.). Les cultures se trouvent ainsi abritées du vent du nord et reçoivent la bienfaisante influence du soleil pendant un temps aussi long que possible. En outre, grâce à l'inclinaison du sol, l'eau glacée qui provient de la fonte des neiges s'écoule au lieu de pénétrer dans le sol et de le refroidir. On construit les ados et les côtières en octobre-novembre.

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