CINQUIEME PARTIE
Altise. Puce de terre, Tiquet. — Petits insectes appartenant à l'ordre des Coléoptères. L' Altise potagère {Graptudera olcraceu) et l'Altise des bois (l'hyllolreta nemoralis) attaquent les plantes appartenant à la famille des Crucifères : Choux, Navets, Radis, etc., et en détruisent quelquefois complètement les semis. Ces insectes attaquent aussi certaines plantes ornementales: Myosotis, Réséda, Œillets, etc. Il est difficile d'en débarrasser les cultures. Un des moyens qui paraissent réussir le mieux consiste à répandre sur les semis de Crucifères une petite quantité de sciure de bois imprégnée, à faible dose, de naphtaline. L'insecticide Fichel donne aussi d'assez bons résultats.
Anthomyie. Mouche de l'Oignon (A, eepurum). — Mouche dont les larves vivent sur les Oignons, Poireaux, Échalotes, Ail, Ciboule, qui jaunissent et sont rapidement détruits. Il convient d'arracher les plantes attaquées et de les brûler avant que l'insecte ait eu le temps de se multiplier.
Anthonome (Anthonomus pomorum). — Petits Charançons (Coléoptères) dont les larves vivent dans le bouton à fleur des Pommiers et des Poiriers où elles dévorent les étamines et l'ovaire. On neconnait d'autre moyen de se débarrasser de l'An thonome que de secouer les branches des arbres au printemps, en étendant des toiles sur lesquelles les insectes tombent el qu'il ne reste plus qu'à ramasser pour les briller.
Black-rot. — Maladie de la Vigne due à un Champignon, le Guignardia Bidwellii, qui se présente sous forme de taches brunes avec points noirs sur les feuilles et qui attaque ensuite
les Raisins. Le traitement de cette maladie est le même que celui que nous indiquons pour le Mildiou.
Blanc. — Sous ce nom, on comprend un certain nombre de Champignons microscopiques qui vivent en parasiles sur les feuilles et sur les jeunes bourgeons des plantes, qui semblent alors couverts de poussière blanche. Ces Champignons appartiennent généralement au genre Evysiphe ; ils se propagent avec une très grande rapidité et occasionnent souvent de grands dommages. L'Erysiphe communis (Blanc des Pois) dévaste quelquefois les cultures de Pois. Il suffit d'un soufrage appliqué dès le début de l'invasion du parasite pour sauver la récolte.
Le Rosier est fréquemment atteint par l'fi. pannosa (Sphserotheca pannosa), qui vit aussi sur le Pêcher, dont il arrête le développement des fruits.
On a proposé un grand nombre de remèdes pour combattre ces maladies : l'un des plus employés consiste à saupoudrer de fleur de soufre les parties atteintes. On recommande aussi d'asperger les Rosiers atteints du Blanc avec une solution de suirate de cuivre, à raison de l« T ,'6 à 2 grammes par litre d'eau.
Blanc des racines. Pourridié. — Cette affection est occasionnée par les vieilles racines ou par les fragments de tiges abandonnés dans le sol, où ils pourrissent et servent d'aliment à des végétations cryptogamiques qui, de là, se répandent sur les racines des plantes environnantes dont elles déterminent le dépérissement. Pour éviter cette maladie, il est nécessaire d'arracher avec soin toutes les racines des arbres morts et de ne jamais enterrer de débris de bois en faisant les labours. ,
Brunissure. — Maladie due à un Champignon parasite, le Pseudocommis vitis, dont le plasmode pénètre les membranes des tissus végétaux pour s'assimiler les matières proléiques de ces tissus. Il produit des taches brunâtres ou roussàtres. Les tissus mortifiés sont attaqués ensuite par des moisissures diverses. Cette maladie est fréquente sur un grand nombre de végétaux.
Carpocapsa. — Voy. Chenilles.
CÊCYDOMIE DU POIRIEK.