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milliers de canadiens-francais, cxaspérés par les
nié vexations continuelles qu'eux et Lars pères avaient 08 eu à subir depuis plus de soixante-quinzs ans, c* sans chefs, sans armes, sans munitions, sans orc- ganisation d'aucune sorte, luttèrent héroïquement is contre des troupes régulières dix fois supérieures en nombre.
ein Ces héros improvisés, qui n'avaient à opposer à ts, l'artillerie des régiments anglais que des faulx, des un fourches, quelques vieux fusils de chasse et un cÉ- canon de bois,* vainqueurs une première fois dans Loin les plaines de Saint-Denis, le 22 novembre 1837, à la furent bientôt battus à Saint-Charles, le 25 du à la même mois, :: : omplètement défaits quelques jours 339, plus tard à saint-Eustache.
1jets Un commencement d’'insurrection, qui se dé- 5 of- clara vers la même époque dans le Haut-Canada, ; il n'eut pas plus de succès.
nus Partout, les troupes anglaises restèrent maition tresses du champ de bataille.
sol- La rébellion était vaincue.
PAL” Cette révolte prématurée n’était pas de nature à ramener vers les Canadiens-Francais les symefs, pathies de l'Angleterre. Le résultat immédiat de les cette échauffaurée sans issue possible, où tant de une con-
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nobles et sincères patriotes payérent de leur vie ou de leur liberté des convictions politiques trop ardentes peut-être, fut de permettre au gouvernement métropolitain d'exercer, avee moins de discernement que jamais le droit de répression dont il s'était servi jusque là.
Le 17 janvier 1838, lord John Russell faisait adopter par le Parlement anglais un bill demandant la suspension de la constitution canadienne. Quelques semaines après, lord Durham, nommé gouverneur-général du Canada, débarquait à Québec, le 27 mai; il avait été chargé de mettre à exécution le projet d'union du Haut et du Bas- Canada, depuis longtemps nourri par le gouver-
nement britannique. Homme d'État habile, le nouveau fonctionnaire anglais inaugura son administration en accordant une amnistie oéncrale aux prisonniers politiques accusés d’avoir pris part à la révolte de l’année précédente. Il n’en excepta que vingt-quatre qui furent exilés aux Îes Berrudes ; puis, il visita le Haut-Canada, où il fit
accueillir favorablement son plan d'union des deux provinces. Maïs, ayant appris que sa proclamation d’'amnistie avait ét désavoute par le cabinet de Saint-James, il donna sa dénission et partit pour l'Angleterre, le jex novembre 1838, laissant l'administration de la colonie à sir Jobn
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Colborne, qui la garda, en qualité d’administrateur, jusqu’à l’arrivée de lord Sydenham, qui eut. lieu l’année suivante.
Après le départ de lord Durham, de nouveaux soulèvements s’organisèrent simultanément dans. le Haut et le Bas-Canada. Mais, comme la première fois, is furent promptement réprimés par sir John Colborne; celui-ci, pour effrayer les populations révoltées, saccagea et brûla tout sur son passage, ne laissant après lui que des monceaux de ruines et de cendres ; il traduisit ensuite les prisonniers devant une cour martiale, qui en condamna 89 à mort et 47 à la déportation; l’une et Yautre peine entraînaient après elles la confiscation de tous les biens des eondamnés. Vers la même époque, le parlement anglais s'appuyant sur un rapport célèbre élaboré par lord Durham, vota une résolution consacrant l’union des deux provinces du Canada, malgré les protestations nouvelles de toute la population bas-canadienne ainsi que des membres de l’épiscopat et du clergé catholique.
Cette loi qui reçut la sanction royale, le 25 juillet 1840, ne reconnaissait pas la langue française comme légale et parlementaire.
Elle décrétait, entre autres choses, qu'il y aurait un conseil législatif composé d'au moins
vingt membres nommés à vie et une assemblée législative composée de quatre-vingt-quatre députés ;
Qu'il faudrait une majorité formée de deux tiers de la législature pour changer les divisions électorales et les chiffres de la représentation ;
Que les parlements dureraient quatre ans.
Dès lors, jusqu’en 1867, époque depuis laquelle les deux provinces canadiennes font partie de la Confédération britannique de l’Amérique du Nord, le Haut et le Bas-Canada ont été administrés en vertu de “J’Acte d'Union de 1840.”
Bientôt, le gouvernement métropolitain ayant inauguré une politique coloniale plus large et plus
libérale, dont un des effets fut de rendre aux Canadiens-Francais l'exercice légal de leur langue maternelle, les dissensions intestines s’apaisèrent peu à peu et finirent par disparaître complètement,
Depuis longtemps, les rivalités de race qui ont entravé le développement de la colonie pendant plus de soixante-quinze ans n'existent plus, et un parfait accord règue entre les représentants des deux origines.
Aujourd’hui, les Canadiens-Francais jouissent, sans contrainte, du libre exercice de tous les privilèges que leur avait reconnus le traité de Paris,
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et nous pouvons ajouter, sans crainte d’être taxé d’exagération, qu'aucun peuple au monde ne possè”i: ‘a plus grandes libertés politiques et reli-