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|| La population de la partie occidentale du Ca-
| nada commence à prendre, vers 1790, une exten- | sion rapide, alimentée par les réfugiés dits Zoyalists, qui, s'étant prononcés pour la métropole
| pendant la guerre de l'indépendance américaine, || avaient cru prudent de quitter le territoire de la : nouvelle république après la retraite des troupes | anglaises, et par un courant assez considérable
£ d'émigrants anglais attirés par la grande fertilité nl , .
D de ces contrées. Vers cette époque, on évaluait J)
| #. l déjà à 15,000, au moins, le nombre des colons de E | nationalité britannique, établis, pour la plupart, | aux alentours du lac Ontario.
| C’est aussientre 1784 et 1790 que la population | de Montréal dépasse celle de Québec. La pre-
| mière de ces deux villes comptait alors 18,000 | | habitants, tandis qu'il n'y en avait que 14,000 à
à | peine dans la seconde.
ie | | En 1791, le Canada fut divisé en deux proa vinees ; la partie occidentale prenant le nom de
Haut-Canada, et la partie est, celui de Bas-Carada. Dès lors, la population du Haut-Canada, relativement peu considérable encore, augmenta beaucoup plus rapidement que celle de sa province sœur. Par la comparaison, il est aisé d'établir, en mettant en regard les relevés faits
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