CHAPITRE VE
559 © Eine
Le lendemain le jeune de Waldenheim an
Jerge un la forêt, > dessiner ment où présente e mouton resser ce y surson i souvent aissez le Seigneur, > où j'ai » mère et is s’élanr e l’autre.
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heïm an- | respec- 2e qui lui cure, et jours au Waiden-
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heim approuva ce projet de son fils, et Charles Pexécuta sur-le-champ. Depuis ce jour il parcourut les environs, et fut partout frappé du bon accueil qu’on lui faisait : il connut alors combien sa mère était estimée dans le pays, et cela ne fit qu’augmenter son amour pour elle. Enfin, après huit jours d’attente, une voiture s’arrêta dans la cour du château, et le respectable bienfaiteur de Charles en descendit. Aussitôt tout fut en mouvement pour bien recevoir le digne curée La mère de Charles lui témoigoa la plus vive reconnaissance de ce qu’il avait fait pour son fils : mais le curé se déroba à lempressement de cette bonne dame, et félicita son ancien élève du bonheur qu’il avait eu de retrouver sa vertueuse mère.
5€ Qu’elle est admirable la Providence dans ses voies{ s’écria-t-il, qu’elle a bien conduit toutes choses à une heureuse fin! Le jour où j’ai appris le dénoûment de cette affaire, je l'ai regardé comme un des plus beaux de ma vie ; rien en effet n’est comparable à la joie d’une mère qui retrouve son fils, ou au bonheur d’un enfant qui s’est cru orphelin, et qui tout-à-coup se voit transporté dans les bras de celle qui lui a donnéle jour.” Le bon vieillard n’en put dire davantage, son émotion était trop grande. Tout-à-coup la porte du salon s’ouvrit ; mile
Emilie et Christine y conduisirent le mouton pour ‘le présenter à M. Engelhard, qui caressa beaucoup lanimal. Après un petit repas que prit la famille de Waldenheim avec le curé, on alla faire une petite promenade au jardin ; on s’assit sous un bosquet, et la dame dit au pasteur :
‘6 Monsieur le curé, je désire de tout mon cœur être reconnaissante envers les personnes qui ont voulu s’intéresser à la conservation de mon fils: je n’ose point vous combtendre dans ce nombre, parce que l’homme de bien trouve la récompense de ses actions dans sa conscience, et ce serait ternir le mérite de sa générosité que de chercher à la lui payer par quoi que ce fût au monde. Mais dites-moi, ne connaissez-vous point l'individu qui a sauvé la vie à mon fils ? Le
— Oui, madame, je le connais, il existe encore, et vous sera présenté. Ce brave homme a eu de même à sabir les rigueurs du sort, depuis le jour où il retira Charles des flots. Quelque temps après. ayant été grièvement blessé dans une bataille, il fut placé sur vue voiture avec une foule d’autres blessés ; l’armée fuyait’alors devant;les bataillons ennemis, et comme on n’avait pas le temps de s’ariêter, on ne songea presque point aux pauvres blessés. La voiture qui conduisait notre hom
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mèen question arriva dans une petite ville et y fit halte. Les habitans de cette commune, mus par un sentiment d’humanité, allèrent voir les blessés, et un honnête teinturier reconnut le militaire qui.sauva la vie à Charles ; car ce brave avait logé autrefois chez lui, et lui avait même rendu quelques services.
Touché à la vue de l’état pitoyable dans lequel se trouvait ce militaire, le teinturier pria l’officier qui escortait les blessés de lui permettre de retirer tet homme chez lui ; l’officier ne voulut point y consentir: alors le teiuturier charitable s’adressa au médecin de la ville, qui visita le blessé, et déclara que si on continuait à le transporter il mourrait dans quel-
ques heures. Cette déclaration fit son effet ;
le blessé fut porté dans la maison de celui dont il avait été autrefois le bienfaiteur. Le repos qu’il prit et les soins qu’on lui prodigua le rappelèrent bientôt à la vie. Par reconnaissance pour les insignes services que le teinturier lui avait rendus, le militaire s’attacha à cet homme, et travailla dans son atelier pendant plusieurs années. Ii était heureux avec son ami ; mais lorsqu’il crut son bonheur affermi à jamais, la mort enleva le teinturier. Des héritiers ingrats renvoyèrent le brave sans même lui tenir compte des soins qu’il avait donnés aux affaires de leur parent. Estrouié du bras
gauche,
gauche, et n’ayant point de moyens d’existence, cet homme infortuné vint me revoir :
c'était le lendemaiu du départ de Charles. Il m’exposa sa triste position, et me pria de lui procurer une place. Je lui promis de faire des démarches, etde lui obtenir l’emploi de garde-champêtre, ou quelque autre place dans le pays. 11 logea chez moi, et m’édifia beaucoup par la régülarité de ses mœurs et sa Con” duite chrétienne. J'étais occupé à écrire à quelques confrères, lorsque je reçus la lettre de Charles. Il soffrit pour. m’accompag"ier, ét pour conduire la voiture. Voulez-vou'; me permettre de l’appeler ?
—Je vous en prie, monsieur, dit madame :‘<
Waldenheim, faites-le venir à l'instant même,
afin que je lui témoigne ma reconnaissance?
Le curé se leva, et dit à haute voix :
& West, venez, madame désire vous voir. 2.
West se présenta tout dé suite, et fat accueilli avec une extrèmé bienveillance. Ea dame, après lavoir vivement remercié de ce qu'il avait fait pour son fils, lui promit de s'intéresser à lui, et lui demanda sil voulait prendre du servicé au château ?
West ne refusa point, comme on peut 8 imaginer, « Mais, reprit madame de Waldenheim, vous portez un nôm qu ne m'est pas inconnu
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inconnu. Il me semble que Rosalie m'a dit autrefois que son mari s’appelait West.
—Vous parlez d'une Rosalie, madame ?
ma femme portait ce nom.
Vous étiez donc marié ?
—Oui, madame, j'étais marié et père d’une petite fille qui s’appelait Christine,
Etiez-vous garde-chasse avant d’entrer dans l’état militaire ?
“Oui, madame ; et comment savez-vous cela 1! ?
Sans lui répondre, madame de Waldenheim appela Christine, qui était occupée au château : “ Ma fille, lai dit-elle, cours bien vîte chez vous, et dis à ta mère de venir sur le champ ici ; tu reviendras avec elle : dépèche-toi, et ne perds pas un instant.”
Éhristine partit, et la dame rejoignit la s0« ciétéau jardins West voulut se retirer pour ne point gêner la société ; mais madame de Waldendeim le pria de rester et de s’asseoir : elle dit alors quelques paroles à l'oreille du
digne curé, qui életa au ciel un regard d’attendrissement:
Dix miautes après, Christine reparut toué essoufilée, annonçant que sa mère allait venir. West considéra la jeune fille qui portait le mème nom que la sienne : il était préoccupé
de sombres pensées en songeant à s0n épouse et
et à sa petite fille, lorsque Rosalie entra dans le jardin.
‘4 West, ne connaissez-vous point la femme qui s’avance vers vous ? ” lui dit madame de Waldendeim. West lève les yeux, considère.
4 Grand Dieu, s'écrie-t-il, c'est ma Rosalie ! ” Et il s’élance dans les bras de cette femme, qui ne revient point de sa surprise : elle a reconnu son mari, leurs larmes se confondent, ils ne peuvent se quitter. .
Mes petits lecteurs peuvent juger du bon-
heur de ces deux époux, se retronvant comme
L°r”Liracle après une si longue séparation.
Christine était Jà comme frappée de la foudre, lursque la dame Ja présenta à West ; 56 Voilà votre fille, excellent homme, voilà votre. fille Christine !” Et l'émotion fut au comble. | Lorsque les premiers momens d'ivresse furent passés, Charles et Emilie entouzèrent Christine pour la féliciter de son bonheur, pendant que la dame dit à West et à Rosalie : ‘ Cette nouvelle marque de la bontédivine ajoute encore au bonheur que j'éprouve déjà.
Dès aujourd’hui vous resterez avec nous au château, et votre fortune sera irrévocablement liée à la nôtre. J'espère sous peu rentrer dans mes biens, et alors vous serez heureux tous | deux.
deux.
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deux. Je m'engage à faire un jour une dot à votre file et à l’établir couvenablement.”
West, encore tout ému de la scène qui venait de se passer, promit à la dame de lui vouer tous ses soins et de consacrer toute s0n existence à son service.
On s’eatretint encore long-temps au jardin, et ou se sépara enfin au moment où les étoiles commençaient à paraître au firmament.
Le lendemain, le bruit de cet événement 58 répa:dit dans les environs. Les habitans du village vinrent entoure la chaumière de Rosalie, pour lui témoigner la joie que leur avait causée le retour de son mari. Le vieux char ron, qui, pendant le séjour de cette femme dans la commune, avait été frappé de sa bonne conduite, ne la trouvant pas chez elle, monta au château malgré son âge et demanda à lui parler, ainsi qu'à West. Les deux époux 8e montrèrent bientôt, et le charron dit à Rosalie.
«6 Îlest dit dans nos livres saints que nous dévons pleurer avec ceux qui sont dans la tristesse, et nous réjouir avec ceux qui sont dans la joie ; eh bien ! vertueuse Rosalie, je viens vous dire combien nous sommes tous heureux du bonheur que le Seigneur vous a fuit en vous rendant votre époux. La conduite exewplaire que vous avez menée au milieu de nous, nous a tous édifiés ; jamais on n’a rien eu à VOUS re”
” procher :
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procher : vous vous êtes constamment montrée honnête, douce, complaisante envers toutxle monde. On a pu faire la différence envers votre conduite si chrétienne, si sage, et celle de ces femmes sans principes qui se seraient livrées au désespoir sielles avaient eu à subir tant de rigueur. Maintenant le bon Dieu a récompensé vos vertus. Après l'orage est venu le calme, et aux larmes a succédé la félicité. Jouissez donc en paix du bonheur que vous méritez à tant d’égards. Le seigneur pe vous a éprouvée que pour faire éclater votre courage ; il a couronnné votre persévérance par une joie d’autant plus grande qu'elle a été achetée par de terribles, angoisses.??
Cependant la foule augmenta, et la cour du château fut bientôt remplie de personnes qui étaient venues là pour un tout autre motif que celui d'une vaine curiosité. Pendant que l’on se félicitait mutuellement, madame de ‘Wal.
denheim, Charles et Emilie descendirent et se mêlèrent à la multitude attendrie.
Alors le vénérable M. Engelhard, ne pouvant résister au plaisir qu’il avait d’adresser quelques mots à ce bon peuple, vint aussi, appuyé sur son bâton, et s’étant placé au milieu d’un vaste cercle formé par les assistans, il leur dit : |
6 Vous
+ moins Piofini où tou intéres la puis dire 41 en reti ble sor c’est q pour n vés.?’ l’hisioi de Ch mes ct de Ch trouva rappor N'oub dévoû.
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au mil chose .66 J tés de tions « tive ; lence,
penda,
, # Vous venez, mes chers amis, d’être temoins d’événemens qui portent Je cachet de Vinfinie bonté de notre Dieu. Au moment où tout paraissait à jamais désespéré pour deux intéressantes familles, le Seigneur a montré la puissance de son bras, C’est bien le cas de dire que c’est lui qui plonge dans l’abime pour en retirer, et si quelquefois sa providence sem ble sommeiller et perdre de vue nos intérêts, c’est qu’il attend le jour de ses miséricordes pour nous récompenser après nous avoir éprouvés.” Ensuite le digne vieillard leur exposa l’histoire de Charles, de Rosalie, d’Emilie, de Christine, et il ajouta : ‘ Quant à vous, mes chers amis, n’oubliez jamais la tendresse de Christine envers le petit mouton qu’elle trouva transi de froid dans la forêt, et qu’elle rapportu avec tant de fidélité au riche fermier. N'oubliez pas la modestie, la piété filiale, le dévoûment de cette jeune fille, l’austère probité-et la bonne conduite de la pauvre Rosalie au milieu de ses privations sont encore une chose digne de remarque.
# Je ne chercherai point à relever les bontés de madame de Waldenheim, ni ies attentions de sa fille Emilie envers la petite Chris. tive ; mais ce que je ne puis passer sous si. lence, c’est la conduite sage du jeune Char pendant tout le temps qu’il a passé avec moi ;
enfin
enfin le dévoûment de West à sauver des flots du Rhin l’enfant d’une dame inconnue, et à exposer ainsi ses propres jours. Voilà, mes amis, des exemples qu’il faut imiter, et voilà les causes qui ont amené le bonheur dont commencent à jouir ces deux familles. Sans doute le Seigneur ne fait pas toujours voir d’une manière si frappante sa bonté envers nous, quelquefois il se réserve de ne couronner la vertu que dans un autfe monde; mais ses voies sont toujours adorables. Aimons donc ce Dieu si bon, gardons ses commandemens, espérons toujours en Jui, quelle que soit la violence de la tempête qui vient fondre sur nous ; SouUvenons-nous Sans Cesse que la piété est utile à tout, et qu'outre les promesses de cette vie, elle renferme encore celles de notre avenir,” F7 Cette courte allocution, prononcée avec ce ton de forte conviction par un vieillard #éhérable, fit sur la multitude une impression ‘diffcile à décrire. Le regard si doux, la physionomie si candide, la voix forteméerit émue, les cheveux blancs de M. Engelhard, imprimaient à ses paroles une onction qui pénétra jusqu’au fond de tous les cœurs. (Ces bons cultivateurs s’en retournèrent tout émerveiliés, et conservèrent longtemps Je souvenir de cette belle journée.
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Madame de Waldenheim, pour fêter l’heureux retour de son fils, répaudit de nombreuses aumônes dans le sein des pauvres, améliora le sort de plusieurs familles, soit «a payant leurs dettes, soit en leur achetant des terres. Mais son bon cœur n’était pas encore satisfait. Le jour de la fête patronale du village étant arrivé, elle fit rassembler dans la cour du châtenn tous les enfans de la commüne : une longue table environnée de bancs ÿ était dressée.
Eile.y fit asseoir ces enfans, leur fit servir un petit souper, et ne dédaïgna pas de faire les honneurs de cette réunion, Qu'elle était heu-
‘reuse en voyant la joie naïve de ces bons en-
fans ! Charles, Emilie, West, Rosalie et Christine étaient aussi là pour prendre part au
bonheur de cette petite famille. Après le sou-
per, les enfans furent conduits dans un petit enclos qui tenait au jardin: là une nouvelle jouissance les attendait. Par ordre de la dame généreuse, un troupeau de moutons y avait éS Anièné. Ces animaux, blancs comme la neige, étaient ornés'de rubars de diverses couleurs, etoffraient un coup d’œil ravissant. Les enfaus se rangèrent en cercle ‘autour du troupeau, et Charlés parcourut les rangs avec une boîte dans laquelle étaient renfermés des billets numérotés, car chaque mouton avait un numéro et une devise, Il commença par ie
le plus jeune enfant, qui tira un numéro, et prit aussitôt le mouton qui lui était échu.
Ainsi chacun eut à la fin son mouton. Ces heureux enfans ne se possédaient pas de joie ; on eût dit qu’ils venaient de recevoir un pré-
seni mille fois plus précieux. Chacun préten-
dit avoir le plus beau mouton, et se mit à le caresser : livrsuse était à son comble. Un temps magnifique favorisa cette belle fête et les enfans restère:t au château jusqw’à l'entrée de la nuit. Lorsque enfin il fallut: # retirer, madame de Waldenheim leur dit :
6 Conune c’est à un mouton que:sont dus et le retour de mon fils et celni du brave West, l'ami de ma famille, j’ai cru, mes bons enfans, vous faire un sensible plaisir en vous distribuant à chacun ün mouton. Ces animaux de:
viendront dans les maisons de vos parens une source de richesses par les avantages qu'ils offrent: mais le mouton rappelle par lui-même une belle leçon à tout le monde :. il est le‘sÿymbole de la douceur, et nous apprendä être de même doux et compatissant envers nos semblable, et à supporter avec résignation et patience les injures et les peines de la vie ; ensuite la blancheur de sa toison nous enseigne avec quel soin il faut conserver notre innocence, veiller à la pureté de notre cœur, et éviter tout ce qui pourrait nous souiller aux Je de
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Dieu.
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Dieu. Enfin le mouton n’ést pas difficile pour sa novrriture, et se contenté de tout : il nous recommande donc la modération de nos désirs, la sobriété ét le contentement que nous n8
. devons chercher que dans le bien, en Dieu et
dans l’accomplissement de nos devoirs. Voilà, mes bons enfans, ce que doît vous rappeler Ja présence des moutons au milieu de vous.
N'’est-ce.pas;-vous vous souviéndrez de tout ce que je viens de vous dire, et vous vous efforcerez de dévenir-bons et vertueux ?
Et tous-de s’écrier : €‘ Oui, oui”?
Avant d’emmener leurs moutons, ces enfans si contens se pressèrent autour dé leur bienfaitrice, lui baisèrent avec respect la main, et se retirèrent ensuite chez eux.
Cette générosité de la dame acheva de lui gagner tous les cœurs, et les habitans du village lui témoignèrent, dans toutes les circonstances, le plus tendre dévoûment et un attachement sins bornes.
Charles grandit encore sous les yeux de sa mère, et rentra bientôt dans la possession de tous les biens qu'avait laissés son père en mourant. El mit un ordre parfait dans l’admipistration de ses doinaines, #t consacra £haque, année une partié.de ses revenu à soulager ls malheureux. .J1 fit rebâtir la maison où ve tenait l’école: da village, appéla : un jeune
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maître plus instruit que l’ancien, qu'il prit au château pour soïgner ses propres écritures, acheta des livres pour les enfans pauvres, forma une petite bibliothèque, se procura des eartes géographiques, encouragea les progrès des enfans en leur distribuant de temps en temps des prix, et régénéra de cette manière la commune. Il alla plus loin, paya l’apprentissage de plusieurstenfans, lear procura par là des états honorables et lueratifs, fonda un petit hospice pour les infirmes:et pour les voyageurs pauvres et sans ressource, et devint ainsi le bienfaiteur de toute la:contrée.
Sa mère,! loin d’arrêter [l’élan de son bon cœur, le seconda dans ses vues charitables, et Jui dit souvent£: ‘{Ce qu’on affecte au bien et au soulagement de l’humanité, est placé avec usure, et la Providence le rend au centuple,”
Eten effet, cette généreuse famille ne tarda pas à éprouver la bonté du Seigner ; ‘car elle prospéra de la manière la plus heureuse, et jouit encore aujourd’hui de tout le bonheur que méritent ses vertus et ses bienfaits.
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