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V. Famille

au dépôt mortuaire du cimetière. Le convoi funèbre se compose du corbillard (ou char funèbre) et des personnes accompagnant le défunt (ou le mort) au cimetière; en dehors du clergé, il y a la famille et les amis du défunt. Le défunt est enterré dans une fosse (ou tombe) creusée par le fossoyeur, ou il est déposé dans un caveau de famille. Au ciraetière le prêtre dit les prières et bénit la tombe. On ne prononce d'oraison funèbre qu'à Tenterrement d'un grand personnage. Les parents du défunt, suivant le degré de parenté, portent le deuil de six semaines à deux ans; pendant ce temps ils s'habillent tout de noir. Ce n'est qu'après avoir quitté le deuil qu'ils peuvent de nouveau participer aux réjouissances de la vie de chaque jour.

La coutume en France est de se découvrir lorsqu'on croise (ou rencontre) un convoi funèbre.

Il est d'usage de faire ériger un monument funèbre, (un tombeau, une pierre tumulaire, un obélisque, etc.) en marbre ou en pierre sur la tombe du défunt et d'y faire inscrire une épitaphe commençant par une des formules suivantes:

Ci'gît, Ici repose, ou A la mémoire de , , .

De temps à autre, on entend parler de personnes tombées en léthargie et, parfois, enterrées vives. Ces pauvres malades présentent l'image de la mort, bien que les phénomènes apparents de la vie (battement du cœur et respiration) ne soient pas entièrement suspendus dans cet état de mort apparente. ^ ,

Kron, Le Petit Parisien, p. 3 *^

^^ V. Famille.

A Paris, une grande compagnie, X Administration des pompes funèbres, a le privilège du transport des morts; chaque année il y a, à Paris, environ 50000 enterrements. C'est par les soins de cette compagnie que la porte (cochère) de la maison mortuaire est tendue de noir.

La ville de Paris possède 19 cimetières, dont les trois principaux sont le cimetière du Père- Lachaise et les cimetières Montmartre et Montparnasse. Au (cimetière du) Père-Lachaise se trouve, depuis 1890, un four crématoire, c.-à-d. un appareil dans lequel se fait la crémation des morts; car bien des personnes, au lieu de se faire enterrer, préfèrent être incinérées (ou brûlées) après leur mort. La combustion se fait au moyen de la réfraction, la flamme n'atteignant pas le corps. L'action de brûler un corps n'y dure qu'une heure; les cendres des corps brûlés sont mises dans des urnes; ces dernières sont déposées dans les différentes niches du columbarium, lequel se trouve à proximité du four.

Paris possède, dans ses catacombes (originairement de grandes carrières), un ossuaire souterrain renfermant les ossements de plus de trois millions de tombes qu'on y a transportés des cimetières supprimés. On peut visiter cette immense nécropole; on y descend, muni d'une bougie, par un escalier très étroit. Il y a des entrées sur divers points de Paris.

Les corps (ou cadavres) des personnes inconnues trouvées mortes, soit dans l'eau, soiusur la voie

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