‹ Le petit ParisienChapitre 2 sur 85 · j^ét visites; romuies ue yuuiR»ë · texte numérisé non relu

j^ét visites; romuies ue yuuiR»ë

VOUS offrir mes services pour ces fonctions (ou cet emploi, cette place).

Quand je parle à une personne avec laquelle je ne suis pas lié, j'ajoute Monsieur, Madame, Mademoiselle, après les mots Oui, non, si (fait). Mais il n'est pas d'usage d'ajouter aux appellations Monsieur, Madame, Mademoiselle le nom de famille de la personne à laquelle je parle; cela indiquerait une grande intimité.

Si la personne que je vais voir est une personne de ma connaissance (ou une de mes connaissances), je l'aborde en ces termes: Bonjour, Monsieur (Madame, mon ami), comment allez- vous? Comment ça va-t-il? Ça va bien? On me répondra:

Très bien, merci, et vous? Je vais (très) bien, merci, et vous? Pas mal, et vous? à merveille, n'est-ce pas? Pas (trop) mal; j'ai été souffrant, mais je vais mieux. On me demandera peut-être aussi: Tout le monde se porte-t-il bien chez vous?

Comment va-t-on chez vous? Comment va (ou se porte) Monsieur votre père? ou familièrement: Comment va votre père?

Quand j'amène une personne qui n'est pas connue de mon ami, je la présente en disant:

Permettez-moi de vous présenter Monsieur Lenoir; et mon ami dira: Charmé (ou enchanté) de faire votre connaissance, Monsieur.

Quant aux titres, le Français n'en tient aucun compte dans la conversation ou en société; il dira tout simplement Monsieur ou Madame en parlant à qui que ce soit. Ce ne sont que les domesti-

. I. Les visites. Formules de politesse.

ques et les fournisseurs qui donnent les titres aux fonctionnaires, aux nobles, etc. Seulement en s'adressant à un médecin, il est d'usage de l'appeler docteur; mais ce titre ne s'applique pas aux docteurs es lettres, es sciences, en droit, etc. — Dans les relations officielles ou de service, on pourra ajouter après le mot Monsieur le titre ou le grade de la personne à laquelle on s'adresse, par exemple (en abrégé: p. ex.): Monsieur le baron, le marquis, le maire, etc. En parlant à un officier, p. ex. à un colonel, on dira Monsieur, ou Mon colonel; cette dernière appellation est de rigueur pour un subordonné adressant la parole à son supérieur. — Dans Vintimité, on emploie le titre pur et simple; Bonsoir, docteur! Pardon, capitaine! A demain, baron! etc. — Les femmes et les jeunes filles n'ont droit à aucun titre, sauf les femmes mariées de la noblesse.

Pour s'adresser, dans un discours, à plusieurs person7îes de l'un et de l'autre sexe, on commence par les mots Mesdames, (et) Messieurs. La formule Messieurs et Mesdames (ou et Dames) indique un manque de savoir-vivre.

Si, dans le courant de la conversation, je n'ai pas compris ce qui m'a été dit, je demande: Monsieur?, Madame?, Mademoiselle?, ou Pardon, (Monsieur)?, S'il vous plaît, (Monsieur)?, Plaît-il, (Monsieur)?, Vous disiez?, Vous plairait-il de répéter? — Dans le langage familier, je puis aussi demander: Comment (dites-vous)?; mais Quoi? est de mauvais ton.

U. Magasins. Achats. .

En partant, je remercierai du bon accueil qui m'a été fait, et je dirai en m'inclinant: Au revoir, Monsieur, A l'avantage (de vous revoir), ou bien, un peu familièrement: Au plaisir, Monsieur.

En prenant congé cFun ami ou d'une personne de connaissance, on dira: Au revoir, Adieu, Au plaisir, A tout à l'heure, A tantôt (se dit quand il s'agit de se revoir dans le courant de la journée), A ce soir, A demain, A bientôt. Portezvous bien.

Généralement on me priera àe/aire des compliments chez moi: Mes compliments à (Monsieur) votre père! Mes respects à (Madame) votre mère! Mes amitiés à (Monsieur) votre père! Bien des choses à votre frère! Faites-moi l'amitié de me rappeler au bon souvenir de Monsieur votre père (de Mme votre mère)! Un bon souvenir à tout le monde (ou à tous les vôtres)! Ma réponse sera: Merci, (Monsieur, mon cher, etc.), je n'y manquerai pas.

Magasins. Achats (ou Emplettes).

Lorsque je désire faire emplette de gants, de cravates, de linge ou de tout autre objet, j'entre dans un magasin. Mais je ne paye pas toujours le prix qu'on me demande; je marchande (ou je discute ou je débats le prix) afin d'obtenir l'article à meilleur marché. Je n'aime pas (à) marchander, mais dans les petits magasins et dans les boutiques de Paris il faut le faire, car les Parisiens sont très

A II. Magasins. Achats.

habiles pour vendre plus cher aux étrangers; ils surfont ordinairement, même lorsqu*ils prétendent avoir des prix fixes. Dans les grands magasins, chaque objet est marqué en chiffres connus, et il y serait inutile de demander une réduction sur le prix marqué.

On devra se défier des magasins qui affichent sur leur devanture Man spricht deutsch, English spoken. Si parla italiano, etc.; car, dès votre entrée, on vous dira presque régulièrement que rinterprète «est absent pour le moment», et vous êtes sûr d'y être surfait (ou écorché).

A Paris, comme dans toutes les grandes villes, on rencontre des épiceries (où on vend des denrées coloniales), des magasins de comestibles, des pâtisseries, des confiseries, des boulangeries, des marchands de poissons, des boucheries (on y vend du bœuf, du veau, etc.), des charcuteries (où on trouve du porc, du jambon, du boudin, de la saucisse, etc.), des débits (ou bureaux) de tabac (c muet), des crémeries et laiteries, des horlogeries, des Ubrairies, des papeteries, des quincailleries (où on vend des clous, divers ustensiles en fer, cuivre, étain, etc.), des coutelleries, des fumisteries (commerces d'appareils de chauffage), des magasins de poterie et de porcelaine, des merceries (où on trouve des aiguilles [l'u se prononce], des épingles, des boutons, des rubans, etc.), des drogueries, des pharmacies, des commerces de vins, de bières et de spiritueux, des magasins d'articles de uxe, des chemiseries (où on trouva des chemises.

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