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XIV. Postes. Télégpraphe. Téléphone. Electricité

(Canada) à Poldhu (Gornwall, Angleterre). La télégraphie sans fil promet beaucoup pour Tavenir.

Il y a aussi un instrument à Taide duquel on peut téléphoner (c.-à-d. converser à de grandes distances); c'est le téléphone qui — comme le télégraphe — fonctionne au moyen de Télectricité, le courant électrique étant transmis par des fils de cuivre rouge. Dans quelques pays, ces fils passent par-dessus les maisons, mais dans les grandes villes de France ils sont placés au-dessous du sol. Tous CQS fils se réunissent au bureau central. Lorsqu'on veut parler à un abonné, on tourne vivement la manivelle, ou on appuie (ou frappe) 2 ou 3 fois sur un bouton d'appel, et on décroche de suite le récepteur qu'on porte à l'oreille. La sonnerie électrique se fait entendre au bureau central. Le* (La) téléphoniste répondra: Allô! ou Voilai OM J'écoute. On indique alors distinctement, mais sans élever la voix, à 3 ou 4 centimètres de l'embouchure de l'appareil, le numéro, le nom et l'adresse de la personne avec laquelle on désire correspondre (ou être mis en communication).

Exemple: Allai — Numéro 120. Monsieur Perrin

' c/ç Boulevard Saint- Germain), Un second coup de sonnette vous prévient que la communication est établie (ou opérée), et M. Perrin dira: Voici

^ Monsieur Perrin, Qui est là? ou A qui ai-je Vhon-

\ neur de parler? Sur quoi on répondra: Monsieur Legrand, Est-ce vous, Monsieur Perrin?

La conversation terminée, on raccroche le

^ récepteur et on presse une fois sur le bouton

Ild ^^' ^^'*^^'' Télégraphe. Téléphone. Électricité.

d'appel. A Paris, le prix de rabonnement annuel est de 300 francs. Il y a aussi de nombreuses cabines téléphoniques installées dans les bureaux de poste et mises à la disposition du public; pour s'en servir, on paye 15 centimes par 5 minutes de conversation.

Dans ces derniers temps, en 1900, un ingénieur danois, M. Waldemar Poulsen, a réussi à construire un appareil très ingénieux, le télégraphone, par lequel la conversation téléphonée est enregistrée à une certaine distance et reproduite exactement, même après plusieurs mois.

Le télégraphe, les câbles sous-marins, le téléphone et le télégraphone ne sont pas les seuls appareils qui reposent sur l'application de l'électricité. Le phonographe, l'éclairage et les sonneries électriques, les tramways, bateaux et chemins de fer électriques reposent également sur cette force merveilleuse. Mais la plus intéressante découverte du XIX® siècle, c'est l'application de l'électricité à la photographie. Ce fut au mois de décembre 1895 que le savant physicien allemand Rôntgen reconnut que les rayons invisibles émis par un tube de Crookes traversaient le bois, la chair et un très grand nombre de corps organiques réputés jusquelà opaques (c-à-d. ne laissant point passer la lumière). Par contre, ces mystérieux rayons — faute de mieux, le Dr. Rôntgen les a nommés rayons X — ne traversaient pas les os, les métaux, le verre, ce qui permettait d'obtenir sxir une plaque photographique un négatif de l'ombre des corps

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