XIV. Postes. Télégraphe. Téléphone. Électricité. j j j
voyage, j'ajoute: Prière de faire suivre, ou Faire suivre, ou encore Faire parvenir en cas d'absence. Parfois on indique sur l'enveloppe un second destinataire plus connu que le premier, p. ex. Monsieur F, Leroux, chez M. Dubois (ou aux bons soins, aux soins obligeants de M, Dubois), etc.; cet usage est cependant peu répandu en France. Pour désigner Texpéditeur, on ajoute: Expéditeur: M. Jules Roche, ou Envoi de M, Jules Roche, On peut aussi (se faire) adresser les correspondances (à la) poste restante , p. ex.: Monsieur Eugène Fournier, poste restante, Paris, Pour les retirer, on demandera à l'employé du guichet: Est-ce quHl y a des correspondances poste restante au nom de Monsieur E, F,? ; mais elles ne sont délivrées que sur justification de Tidentité. — Quand ma lettre est prête pour être mise à la poste, je la jette dans une boîte (aux lettres); on en trouve une devant chaque bureau de tabac (dans les colonnes Dufayel, qui s'élèvent sur le bord des trottoirs), et à tous les bureaux de poste. Il y a plusieurs (à Paris dix) levées et distributions par jour.
Les télégrammes (ou dépêches) sont transmis(es) au moyen du télégraphe. C'est un appareil avec lequel on peut, en quelques minutes, envoyer (ou expédier) des nouvelles à de grandes distances. Pour la France, le prix d'une dépêche est de 5 centimes par mot; une dépêche qui contient jusqu'à concurrence de 10 mots coûte 50 centimes. On paye 15 c. par n^^ot pour une dépêche entre la France et l'Allemagne, 20 c. pour l'Angleterre et
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rAutriche. Dans l'intérieur de Paris, on emploie de préférence les correspondances circulant par tubes pneumatiques. Il y en 4 de deux sortes: les cartes pneu77iatiques fermées (30 c.) — familièrement on les appelle des petits bletis à cause de leur papier bleu — , et les enveloppes pneumatiqtces (30 c). Le nombre des mots n'est pas limité.
Les correspondances pneumatiques sont déposées dans les bureaux télégraphiques.
Pour télégraphier, c.-à-d. envoyer une dépêche, du continent européen en Angleterre, en Amérique, en Océanie, on se sert d'un des câbles sous-marins, qui renferment un fil télégraphique. On envoie ce qu'on appelle un câblogramme (ou câblegramme). Les dépêches transmarines sont naturellement très chères, car il a fallu dépenser des sommes exorbitantes pour construire et déposer au fond de la mer (ou de l'océan) les câbles sous-marins (transatlantiques). L'Angleterre contribuant pour près de neuf dixièmes au réseau télégraphique sousmarin, les autres nations sont plus ou moins à la merci des Anglais pour les nouvelles sous-marines.
De même qu'on dirige, au moyen de réflecteurs, un faisceau lumineux, on peut diriger aussi les ondes électriques. On a utilisé cette propriété pour transmettre des messages sans se servir d'un fil conducteur. C'est un jeune physicien italien, Guillaume Marconi, qui a fait, en 1896, la première expérience pratique sur cette télégraphie sans fil: il a réussi (ou il est arrivé ou parvenu) à envoyer des dépêches de l'île du Cap-Breton