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XVII. Professions d'hommes. I

cîpaux de collège, les officiers, les inspecteurs des chemins de fer, des forêts, de la police, etc., les directeurs des postes et télégraphes et de Tadministration des contributions directes ou indirectes, etc. Parmi les professions libérales il faut citer celles d'avocats, d'avoués, de médecins, de pharmaciens, de littérateurs (gens de lettres, poètes, romanciers), d'artistes (musiciens, compositeurs, peintres, sculpteurs, photographes, acteurs, architectes), etc.

La catégorie des employés subalternes renferme entre autres les instituteurs et maîtres d'écoles primaires, les employés subordonnés des postes et télégraphes, des chemins de fer, des contributions directes et indirectes, les douaniers, les gardes forestiers, les gendarmes, les commissaires et les agents de police (dits aussi sergents de ville, gardiens de la paix), les secrétaires, les huissiers, etc.

Les personnes qui ne remplissent pas une fonction publique, mais qui occupent toutefois un poste plus ou moins responsable, soit dans une grande entreprise industrielle ou commerciale, soit dans un des nombreux établissements d'autres genres, sont des employés privés (ou particuliers). Ces employés dépendent en quelque sorte de la bienveillance de leurs patrons; ils peuvent être renvoyés pour le cas où ils manqueraient à leur devoir. Le directeur d'une usine, d'une compagnie ou d'une maison de commerce, le gérant d'un journal, d'un hôtel, ou d'une entreprise industrielle, le chef d'atelier, le chef de bureau, les comptables,

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les caissiers, les commis, les voyageurs ou représentants (de commerce), les journalistes et bien d'autres occupent des positions de ce genre.

Les fonctionnaires et employés arrivés à la cinquantième année de leur fonction, recevront avec satisfaction et orgueil les félicitations de leurs supérieurs et de leurs amis à Toccasion de leur jubilé.

Les hommes d'affaires se divisent &c\ fabricants (ou mamifaduriers) et en marchands (v. p. 140).

l.e /abrica7tt emploie le plus souvent, pour son travail, des machines mises en mouvement par la vapeur, le gaz, Télectricité, le vent, ou Teau. Ce sont les ouvriers et ouvrières qui dirigent les machines; ils travaillent dans les fabriques ou mamfactures moyennant un salciire de 12 à 60 francs par semaine, salaire variant selon leur habileté et selon la nature de leur travail.

Dans le grand nombre d'établissements industriels on peut distinguer les filatures de soie, de laine et de coton, — les fabriques de tissus, de soieries, de tapisseries, de draps, — les teintureries, — les manufactures de chapeaux, de chaussures, — les papeteries, — les raffineries de sucre, — les fabriques de produits chimiques, d'ouvrages en métaux, — les manufactures d'armes, de machines, — les usines de fer, de bicycle(tte)s et automobiles, — les usines à gaz, — les manufactures de porcelaine, de tabacs et cigares, — les verreries, — les savonneries, — les fabriques de wagons, etc., etc.

Les principales régions industrielles de la

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France sont le Nord (industrie cotonnîère) et les environs de Lyon et de Saint-Etienne (fabrication de soieries). Les «articles de Paris» (surtout bronzes et bijoux), les fleurs, les porcelaines et faïences de Sèvres (près Paris) sont universellement réputés. Il en est de même des horloges, des montres et des pendules, particulièrement fabriquées à Besançon.

Après les hommes d'affaires viennent les artisans. L'artisan exerce un métier ou un art mécanique dans son atelier. Pour son travail il se sert d'outils (1 muet), et il emploie un certain nombre di ouvriers et à'apprentis. Chaque samedi, le patron paye leur salaire aux ouvriers; ceux-ci sont payés au fur et .à mesure de Touvrage.

Voici les principaux artisans: Le cordonnier fait et raccommode les bott(in)es, les souliers et les pantoufles. Le tailleur fait nos vêtements. Le gantier fait des gants; le chapelier, des chapeaux; le brossier, des brosses. Le pelletier prépare des fourrures. Le coutelier fabrique des ciseaux, des couteaux et des canifs. Uarmurier fabrique des armes; le vannier, des paniers et des corbeilles. Le teinturier teint les étoffes et les vêtements. Dans son moulin, le meunier moud le blé et en retire la farine à l'aide de meules; le boulanger fait le pain: il pétrit la pâte dans le pétrin, la met au four et en surveille la cuisson; le pâtissier fait des gâteaux et des tartes. Le confiseur prépare les fruits confits, les sucreries, les bonbons, etc. Le boucher tue les bestiaux à l'abattoir, et vend

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la viande; le charcutier tue les porcs, fait les saucisses et prépare le jambon. Le brasseur brasse de la bière dans sa brasserie. Le tonnelier fait des tonneaux, des barils et des bcirriques. Le

ferblantier fabrique toutes sortes d'objets en ferblanc. Le serrurier fait des serrures, des clefe, des coffres-forts et autres objets en fer. \^^ forgeron a un marteau, une enclume, un soufflet et des tenailles; à Taide de ces instruments et du feu il travaille le fer dans sa forge. (Proverbes: Cesi en forgeant que Von devient forgeron. Il foui battre le fer pendant qu'il est chaud). Le maréchal ferrant ferre les chevaux. Le charpentier, avec sa hache et d'autres outils, façonne le bois pour la charpente des maisons, des bateaux, etc. Le charron fait des chariots, des charrettes, des voitures. Le bûcheron abat les arbres à l'aide de sa cognée et de sa hache. \J ébéniste fait toutes sortes de meubles à l'aide d'une scie, d'un ciseau, d'un marteau, d'un rabot, d'une vrille, d'un vilebrequin; le menuisier fait des ouvrages en bois. Le vitrier pose les vitres ou carreaux. Le maçon fait tous les genres de constructions en pierres, moellons, briques, etc; il se sert du marteau, de la truelle et d'un fil à plomb; il cimente les pierres avec du mortier. Le

fumiste pose, construit et entretient les cheminées, calorifères et autres appareils de chauffage; le ramoneur ramone ou racle l'intérieur des cheminées, pour en enlever la suie. Le couvreur couvre de tuiles ou d'ardoises les toits des maisons. Le peintre (en bâtiments) peint les portes et les

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plafonds, et colle les papiers (de tenture), le tapis^ sier recouvre les meubles, décore les appartements de tentures, de rideaux et de draperies. Le relieur relie les livres. \! orfèvre et le bijoutier font des ouvrages d'or et d'argent, et ils les ornent de pierres précieuses. \J horloger fait des montres, des pendules et des horloges. \^e facteur de pianos ^fait des pianos; le facteur d'orgues construit des orgues.

Pour être payé, un artisan présente sa note, son mémoire; après en avoir touché le montant, il l'acquitte en écrivant au bas: Pour acquit, ou Reçu, ou Dont quittance. En France, toute note ou facture acquittée dont le montant excède lo fr., doit être munie d'un timbre de quittance qui s'achète dans les bureaux de tabac; sans ce timbre, la quittance (ou le reçu) est sans valeur. L'industrie a beaucoup souffert, ces dernières années, des différentes grèves qui ont éclaté parmi les ouvriers. Ces derniers s'étaient mis en grève afin de pouvoir imposer leurs conditions aux patrons. Faute d'argent, cependant, les grévistes durent reprendre leur travail au bout de quelques semaines de chômage et, pour la plupart, aux anciennes conditions.

De temps en temps, les nations civilisées organisent des expositions de produits des arts et de l'industrie. Les plus brillantes expositions universelles ont été celle de Paris, en 1889, po^^ célébrer le centenaire de la première Révolution française, et celle de Chicago, en i8q3 — la World* s

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Fait des Américains — en commémoration de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb (le 12 octobre 1492). L'Exposition universelle de Paris, en 1900, a été une exposition fin-de-siède par excellence.

Commerce.

L'année prochaine j'aurai terminé mes études, et alors j'irai faire mon apprentissage au pair (c.-à-d. sans appointements) dans une grande maison de commerce. J'espère que mon patron sera satisfait de moi. Au bout de trois années j'aurai fini mon apprentissage; je m'occuperai alors de trouver une place de commis, de caissier, de comptable (ou teneur de livres), ou de voyageur de commerce, afin d'étendre mes connaissances commerciales. Peut-être irai-je passer un an ou deux à l'étranger, soit en Angleterre, en France, en Suisse ou en Belgique, afin d'acquérir une connaissance approfondie des langues anglaise et française, tant au point de vue de la langue parlée que du langage commercial. Car, de nos jours, les langues vivantes sont indispensables pour quiconque veut réussir dans le commerce. Dès que j'aurai fait assez d'économies, je m'établirai, et ensuite je me marierai.

Les personnes qui font le commerce, c.-à-d qui achètent et vendent des marchandises, sont appelées du nom commun marchands. Il faut distinguer les négociants (ou commerçants), qui font

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le commerce en gros (ou en grand), et les détaillants, qui le font en détail. Tout négociant est i^inarchand, mais tout marchand n'est pas négociant. ,Le négociant achète et vend de grandes quantités de marchandises; ces marchandises sont conservées dans des magasins ou entrepôts. Le détaillant (ou marchand en détail) n'achète que de petites quantités de marchandises qu'il vend en détail dans son magasin ou dans sa boutique. La plupart r du temps, il est assisté d'un commis. L'acheteur qui a l'habitude de se fournir chez un marchand, se nomme client. Chaque maison de commerce a ses clients ou sa clientèle.

Les (libraires-)éditeurs, les banquiers, les agents . de change et les agents d'affaires sont également r des commerçants.

Quand un marchand a gagné assez d'argent , pour pouvoir vivre de ses rentes, il se retire des , affaires. Maint négociant retiré des affaires et disposant aujourd'hui d'une grande fortune a commencé avec rien (ou n'avait rien en commençant). Dans le bureau d'une grande maison de commerce, il y a un personnel assez nombreux.

Voilà d'abord le patron ou chef. En outre, il y a parfois yxn fondé de pouvoir, à qui le chef donne (sa) procuration, et qui signe «par procuration»; il y a aussi un gérant, un comptable ou teneur de livres, un caissier, plusieurs commis (ou employés), des apprentis et un ou plusieurs voyageurs de commerce (ou commis voyageurs). Munis d'échantillons, les voyageurs de commerce voya-

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gent dans le pays, et souvent même a l'étrcuiger. pour offrir leurs articles à leur clientèle. Les clients font leur choix parmi les échantillons et donnent leurs ordres (ou font leurs commandes). Outre leurs appointements, les voyageurs de commerce touchent des frais de voyage, et ils ont quelquefois encore un tant pour cent sur la vente.

Les ordres donnés à la maison de commerce sont exécutés par le magasinier. Tout envoi de marchandises est accompagné d'une factzcre, afe que le destinataire puisse faire ses comptes et fixer le prix de vente.

D'après le code de commerce, tout commerçant est obligé de tenir des livres. Il y a deux manières de tenir les livres, la comptabilité tn partie simple et celle en partie double. La première n'est guère usitée; les grandes maisons de. commerce ne tiennent leurs livres (ou écritures) qu'en partie double. Pour l'établissement d'une comptabilité en partie double, deux livres sont indispensables; ce sont le journal et le granà livre. Tout négociant est tenu de conserver, pendant dix ans au moins, ces livres de commerce.

Dans la plupart des grandes maisons de commerce on se sert, pour la correspondance, d'une machine à écrire.

L'inventaire se fait tous les ans, ordinairement à la fin de Tannée ou pendant la morte saison; il comprend les effets mobiliers et immobiliers, les dettes, etc. L'excédent de l'actif sur le passif constitue Tétat de fortune du commerçant

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