‹ Le petit ParisienChapitre 78 sur 85 · XX. Marine. I ^ I · texte numérisé non relu

XX. Marine. I ^ I

belligérantes est trop affaiblie pour continuer la guerre, elle demande à faire la paix. Les conditions de paix sont dictées par la puissance victorieuse.

La Conférence de la paix qui a siégé à la Haye, en 1899 (en vue d'un désarmement international proposé par le tsar Nicolas II), n'a abouti à aucun résultat tangible.

Les manœuvres, qui ont lieu tous les ans en automne, servent à préparer les soldats à la guerre et à leur apprendre les diverses évolutions militaires. Pour les aguerrir, on les habitue à supporter les fatigues, à faire des marches forcées, à bivouaquer, c.-à-d. à camper en plein air, à coucher à la belle étoile ou sous la tente. Aux manœuvres, on tire à blanc, c.-à-d. avec de la poudre (sans fumée) seule; mais en guerre, on tire à balle.

Marine.

La flotte ou marine française se compose de nombreux bâtiments ou vaisseaux de guerre montés par des marins ou matelots. Les cuirassés (d'escadre), les garde-côtes, les croiseurs, les canonnières, les vaisseaux-écoles, les contretorpilleurs, les torpilleurs et les bateaux sousmarins sont les principaux types de vaisseau.

Quant aux grades, le matelot (grade équivalant au simple soldat de Tarmée de terre) peut passer quartier-maître (assimilé au caporal ou brigadier), second-maître (sergent), maître (sergent-major) et premier-maître (adjudant). Le corps des officiers de marine comprend l'aspirant (sous-lieutenant),

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renseigne de vaisseau (lieutenant), le lieutenant de vaisseau (capitaine), le capitaine de frégate (chef de bataillon, lieutenant-colonel), le capitaine de vaisseau (colonel), le contre- amiral (général de brigade), le vice-amiral (général de division), H n'y a actuellement aucun amiral en France.

Toulon, Brest, Cherbourg, Rochefort et Lorient sont les 5 ports militaires (ou de guerre) de la France; c'est là que les escadres françaises trouvent abri contre les tempêtes et contre Tennemi.

Le français de chaque jour.

Pour passer maître dans la langue française, il ne suffit pas de savoir le langage littéraire tel qu'on le trouve dans les livres, ou tel qu'on l'entend dans les discours et sermons.

Bien des personnes sont capables de Hre un roman ou un livre scientifique ou technique français, sans cependant savoir, dans la conversation, construire convenablement une phrase plus ou moins longue, et sans être en état de comprendre ce qu'elles entendent parler autour d'elles. A vrai dire, la langue usuelle (ou parlée) ne s'apprend guère dans les ouvrages écrits en style soutenu. Pour l'acquérir, il faut étudier le français de chaque jour, tel qu'il est parlé dans la vie pratique. Or, la langue parlée renferme une foule d'expressions qu'on ne saurait guère employer indistinctement, mais qu'il faut connaître pour ne pas s'en servir mal à propos.

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