PREMIERS ESSAIS DE TRACTION AMÉLIORÉE
points, on avait substitué au bois de la fonte plus ou moins grossière. C'étaient assurément déjà des chemins de bois , puis des chemins de fer , mais des chemins de fer rudimentaires, et sur lesquels d'ailleurs les voitures étaient traînées par des animaux.
II. - Premiers essais d'application de la vapeur à la locomotion. Machines routières. — Combinaisons bizarres.
On avait songé, d*aulre part, en voyant apparaître la force nouvelle, à l'appliquer à la traction des voitures, comme on commen-çait à l'appliquer à la mise en mouvement des pompes et au déplacement des fardeaux. Mais, chose étrange, ou peut-être chose naturelle (car il semble que tous les inventeurs à l'envi commencent parle compliqué, et que le simple soit ce qui attire le moins les regards), on ne comprit pas d'abord que c'était sur le rail que la voiture à vapeur devait être naturellement placée; et les premiers essais eurent tous pour but la locomotive routière, encore imp'irfaite et d'un usage exceptionnel, même aujourd'hui.
C'est l'honneur de Georges Stephenson d'avoir su se refuser à s'engager dans cette voie, où l'on voulait le pousser.
Dès 1769, il y a plus d'un siècle, un officier suisse, Planta, proposait une machine de ce genre, et à la même époque, de 1763 à 1770, un -Lorrain, Joseph Cugnot, construisait pour l'usage de l'artillerie un chariot à vapeur qui fut l'objet d'expériences publiques, à Paris, sous les yeux du célèbre maréchal de Saxe. Ce chariot, il faut le reconnaître, se comportait assez bien pendant un quart d'heure; il marchait avec une bonne vitesse; et, s'il avait soutenu son allure, on
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