CHAPITRE Vril
.Ouvertare de la ligne de Darlington. — La machine voyageuêê fait son entrée dans le monde. — Le cheval de fer et le cheval de chair.
Enfin, le 27 septembre 1825 (c'est cet anniversaire que l'on fêtait le 27 septembre 1875), l'ouverture de la voie ferrée avait lieu. Le train ne comptait pas moins de trente-huit wragons ; et de plus un certain nombre de voyageurs avaient osé, pour la première fois, se confier à ce mode nouveau de locomotion. Cependant ce n'était qu'à titre d'exception ; car on avait concédé le privilège du transport des personnes à un entrepreneur de diligence. Ceci ne faisait pas le compte de Stephenson, acharné à son idée de « machine voyageuse »; et il eut, pour en venir à ses fins, en démontrant la supériorité de sa machine, une de ces inspirations d'une simplicité originale.
On sait que les Anglais sont grands amateurs de paris. Stephenson en engagea un auquel on ne s'attendait guère : il fit annoncer que sa machine portait un défi à une voiture attelée d'un fort cheval. Dire les gorges chaudes qui furent faites à ce propos serait impossible. C'était à qui, parmi les ingénieurs surtout, tournerait en ridicule les prétentions de ce mécanicien de hasard, Gros-Jean qui s'imaginait en remontrer à