SA BATAILLE AVEC L*OGRE
moins brave pour cela. Il était, pour tout dire, de la pâte de ce bon quaker (on sait que les quakers sont les hommes de paix par excellence) qui disait un jour à un camarade hargneux : c Mon bon ami, faites donc attention, je vous prie; si vous continuez, vous allez finir par rencontrer mon poing : ce ne sera pas ma faute si vous le trouvez dur.» Il n'attaquait pas, mais il ne se croyait pas tenu de ne pas se défendre.
Nelson probablement ne connaissait pas l'anecdote : il alla se heurter au poing de son petit camarade, et ce fut, cette fois encore, le géant Goliath qui fut ter* rassé par le jeune David.
Hâtons-nous de dire qu'il n'en mourut pas. Notre David, meilleur enfant que l'autre, lui tendit la main dès qu'il le vît par terre ; et l'Hercule, qui n'était pas méchant au fond, ne lui garTIa pas rancune. Il devint même un de ses plus chauds admirateurs.