‹ Le petit Robinson de ParisChapitre 33 sur 50 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

onnsN PBSDir, — cinquante francs bb bâcompenss*

— C'est singulier, cousin, Fox ne paraît pas t'aimer beaucoup, — disait Camille, le lendemain matin, voyant que l'épagneul ne cessait de grogner en tournant autour de Gustave.

— Est-ce que les chiens sont susceptibles d'aimer ou de Haïr ! — répondit Gustave,

. — Sans doute. Vois cette pauvre bête que je croyais perdue; n'est-ce pas son amitié pour moi qui l'a fait revenir? Tu as été témoin de sa joie... Mais laissons Fox un moment, et pensons à toi, Gustave.

— Je te remercie de ton air protecteur ! — répliqua ce dernier en s'habillant, et cherchant à donner à la vieille redingote qui le couvrait un aspect moins sale et moins misérable. — Je vais aller voir quelques amis .. . as-tu une cravate et une chemise à me prêter ?

— Oui, — dit Camille.

Et il chercha sa plus belle cravate et sa meilleure chemise, qu'il donna à son cousin.

— Et quelque argent aussi pour mon déjeuner ? — demanda encore Gustave.

Camille prit dans la paillasse de son lit une petite bourse de peau.

— • J'ai trente francs, — dit-il, — je les partagerai

avec toi, en voici quinze. Je regi-ette de ne pouvoir t'en offiir davantage.

Gustave ne s'attendait pas que son cousin lui donnerait une aussi forte somme ; aussi ouvrit-il de grands yeux.

— Allons, tu es un bon parent, Camille. Je compte te rendre bientôt cet argent ; ce n'est qu'un prêt.

Dès que Camille eut donné à déjeuner à ses pigeons et à ses lapins, il songea à se rendre à son travail, et il invita son cousin à l'accompagner.

Arrivés près dé la place de la Concorde, ils aperçurent une affiche nouvellement apposée et devant laquelle plusieurs personnes étaient arrêtées.

— Quelque bijou perdu ; — se dirent les deux cousins en s'arrêtant aussi.

Gustave lut tout haut l'affiche suivante :

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