‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 229 sur 362 · Arch. de Seine-et-Oise, série Q · texte numérisé non relu

Arch. de Seine-et-Oise, série Q

7. On trouve, dans les pièces à Tappui des comptes, un mémoire de IfOlei» bijoutier, pour la fourniture d'une tabatière de 500 livres, offerte^ par décision de la reine en date du 9 fé\Tier 1786, à M. Cornette, médecin, pour soins donnés aux jardiniers et aux gens de service de Trianon.

L AVFAIHK DU COLLIBH ET TRIANON. 303

boîtôs (le ce genre. En voici la description, d'après l'inventaire dressé chez Mique par les agents du district, les 23-26 fructidor an ir : « ]\° 72. Une boîte doublée en or, enrichie des vues du Petit-Trianon, peintes à Thuile et fixées sur glace par Châtelet (4 pouces de long, sur 2 pouces, 4 lignes de large, et 1 pouce, 5 lignes de hauteur), dans son étui de chagrin, estimée 600 livres. — N"* 72 bis. Une boîte en écaille enrichie sur le couvercle du plan du Petit-Trianon, et de huit médaillons représentant les différentes vues dudit jardin, avec un cercle d'or (3 pouces 6 lignes de diamètre), estimée 150 livres. »

Marie-Antoinette avait pensé à offrir à son frère une fête nocturne à Trianon, et des préparatifs furent faits en conséquence* pour le 8 juin; mais elle n'eut pas lieu : nous verrons tout à l'heure pourquoi. Le comte et la comtesse de Nellenbourg soupèrent deux fois chez madame de Polignac, le 4 et le iO juin. « Hier au soir, » écrit, le 5 juin, la marquise de Sabran au chevalier de Boufllers, « j'ai été souper chez la duchesse de Polignac... Il y avait un monde prodigieux : l'archiduc et l'archiduchesse y soupaient, ainsi que la reine; » — et le 11 juin : « J'ai soupe hier au soir chez la duchesse de Polignac, avec cent personnes qui n'avaient pas l'air plus gai que moi\ »

Ou avait les plus sérieux motifs, à la cour, pour être triste et pour ne pas célébrer de fête : le cardinal de Rohan venait de gagner, devant l'opinion et devant le parlement, le procès que la reine avait si légèrement engagé contre lui. Marie-Antoinette en fut très affectée. « Faites -moi votre compliment de condoléance, » dit-elle d'une voix entrecoupée par les larmes à madame Campan*; « l'intrigant qui a voulu me perdre ou se a procurer de l'argent en abusant de mon nom et prenant ma si-

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