‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 269 sur 362 · Le cafetier fut congédié avec une indemnité · texte numérisé non relu

Le cafetier fut congédié avec une indemnité

4. On remplaça alors dans le temple la statue de TAmour par un groupe représentant Vénus et l'Amour, de Vassé. Sous Louis-Philippe, on y remit une copie de la statue de Bouchardon.

969 LB HAMBAU.

sa destination primitive*, il se trouva sans place. Lors de la cod^ truction du jardin anglais d'abord, du jardin du hameau ensuite, il avait dû prendre à sa charge tous les travaux de terrassemeot et de fouille des rivières, et avancer les salaires des ouvriers. Pour y faire face, il avait fallu emprunter des sommes qui ne lui avaient été remboursées que tardivement, malgré des réclamations réitérées. Cette entreprise, au lieu de Fenrichir, l'avait ruiné. « Ne possédant plus d'autre bien qu'une riche bibliothèque, composée des ouvrages les plus rares et les plus précieux en botanique, il fut réduit à la vendre d pour subvenir aux besoins les plus urgents de sa famille. Bientôt, « atteint d'une fièvre bilieuse inflammatoire, manquant de tout, dépouillé de tout, même de l'espérance, ilmourut, le 28 janvier 1807, k l'âge de soixante-douze ans, laissant une veuve et trois enfants dans une situation à laquelle ils ne devaient pas s'attendre, après une vie remplie de travail et une aussi sa^e conduite*. »

La fin de l'architecte de la reine avait été plus terrible que celle de son jardinier. Il fut accusé avec son fils, Simon Mique d'Heillccourt, conseiller à la chambre des comptes, de complicité dans une conspiration ourdie pour sauver la reine, jeté en prison, et condamné, le 7 juillet 1794, à la peine de mort. On les décapita tous deux le lendemain*.

1. En 1805, après la suppression de Técole centrale dont Richard était le jardinier, M. de Montalivet, préfet de Seine-et-Oise, l'avait nommé directeur du jardin botanique.

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