Le cafetier fut congédié avec une indemnité
4. On remplaça alors dans le temple la statue de TAmour par un groupe représentant Vénus et l'Amour, de Vassé. Sous Louis-Philippe, on y remit une copie de la statue de Bouchardon.
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sa destination primitive*, il se trouva sans place. Lors de la cod^ truction du jardin anglais d'abord, du jardin du hameau ensuite, il avait dû prendre à sa charge tous les travaux de terrassemeot et de fouille des rivières, et avancer les salaires des ouvriers. Pour y faire face, il avait fallu emprunter des sommes qui ne lui avaient été remboursées que tardivement, malgré des réclamations réitérées. Cette entreprise, au lieu de Fenrichir, l'avait ruiné. « Ne possédant plus d'autre bien qu'une riche bibliothèque, composée des ouvrages les plus rares et les plus précieux en botanique, il fut réduit à la vendre d pour subvenir aux besoins les plus urgents de sa famille. Bientôt, « atteint d'une fièvre bilieuse inflammatoire, manquant de tout, dépouillé de tout, même de l'espérance, ilmourut, le 28 janvier 1807, k l'âge de soixante-douze ans, laissant une veuve et trois enfants dans une situation à laquelle ils ne devaient pas s'attendre, après une vie remplie de travail et une aussi sa^e conduite*. »
La fin de l'architecte de la reine avait été plus terrible que celle de son jardinier. Il fut accusé avec son fils, Simon Mique d'Heillccourt, conseiller à la chambre des comptes, de complicité dans une conspiration ourdie pour sauver la reine, jeté en prison, et condamné, le 7 juillet 1794, à la peine de mort. On les décapita tous deux le lendemain*.
1. En 1805, après la suppression de Técole centrale dont Richard était le jardinier, M. de Montalivet, préfet de Seine-et-Oise, l'avait nommé directeur du jardin botanique.