‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 28 sur 362 · Dipsacées · texte numérisé non relu

Dipsacées

Morgeline.

gairo. « Les amateurs », dit-il, « qui veulent s^amuser de la botanique pourront, sans autre secours que ce manuel, connaître .les 575 plantes dont nous rapportons les propriétés ; ils pourront les voir vivantes à Trianon, où elles font partie de la nombreuse collection que le roi y a fait rassembler et entretenir depuis 1759. Ils trouveront, dans ce magnifique jardin, les plantes dans le meilleur état par les soins de Thabile cultivateur à qui elles sont confiées ; elles y sont rangées comme dans ce livre et portent sur les étiquettes les mêmes numéros et les mêmes noms français et latins. L'ordre qu'on y observe est celui des familles proposées par M. de Jussieu. C'est le fruit de ses observations sur toutes les parties des plantes et principalement sur la considération de l'embryon dans la graine et de la situation des étamines*. »

Tous les botanistes de l'Europe avaient alors les yeux fixés sur les jardins de Trianon. Les succès dus à l'habileté de Richard, qui s'honorait maintenant du titre de « jardinier-botaniste du Roi », étaient, à mesure qu'il les obtenait, signalés par les publicistes à l'attention des amateurs de botanique. A la première page de son traité sur les familles des plantes, Adan- 8on écrit, avec l'orthographe singulière dont quelques esprits systématiques préconisaient h cette époque l'adoption : « Il ne sera pas hors de propos de citer 2 faits nouveaux : le 1" est que le chionante grefé sur le frêne depuis près de 2 ans' à Trianon a fort bien réussi et suporté les 8 degrés de froid de l'iver dernier qui a été des plus longs ; si cette grefe se soutient et si de n'est pas dans le cas de celés qui, faites sur des arbres trop peu analoges, résistent quelkefois 2 à 3 ans et meurent ensuite, ele confirmera le raport que nous avions soupçoné entre ces 2 plantes... » Nous ne continuons pas la citation, dont la suite n'intéresse plus le Petit-Trianon.

i. Préface, xv.

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