Journal des académies
3. Dessus de portes. Le nom de Tartiste n est pas dans le programme. D'après le livret du salon de 1773, c'est Carême qui en fut chargé.
4. Les deux premiers sont commandés à Monnet (livret du salon de 1773), les deux autres à Belle.
5. D'après des documents d'une date postérieure, c'est Pierre qui a fait la vendange, et Doyen la pèche. 0*1934, 1204.
6. Louis XVin fît peindre, de 1819 à 1823, par Dejuinne, pour la salle à manger, quatre tableaux rappelant la décoration projetée par Louis XV : le Printemps, VÈté, VAutomne et VHiver. Eud. Soulié, Notice des peintures et sculptures, etc., des palais de Trianon; Paris, 1882, in- 12.
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seignant aux peuples l'art de préparer le blé, représenteront la moisson, et Ton reconnaîtra la vendange au triomphe de Bacchus.Un gracieux épisode de la légende de F Amour occupera trois panneaux' dans la petite salle à manger : humble et ses armes à demi cachées, le dieu supplie les Grâces de l'introduire dans leur temple. Avant de le recevoir, elles l'enchaînent de fleurs; sous sa feinte modestie perce déjà l'impatience du joug. A peine admis, rompant tout-à-coup ses liens, il crible de ses traits les déesses qui s'enfuient. — Quatre sujets, empruntés à la mythologie florale, sont destinés au salon de compagnie : Adonis changé en anémone, Clytie en tournesol, et les métamorphoses de Narcisse et de Hyacinthe*.
Les dessus de portes, conmiandés à Carême, Monnet, Jolain et Lépicié, ont été certainement mis en place. Amand est mort avant d'avoir peint l'Amour et les Grâces'. Des quatre grands tableaux, celui de Lagrenée se trouva prêt, le premier, en 1769. Vien suivit, en 1773*. Doyen, après avoir terminé son œuvre, la retira parce que « il ne la croyait pas digne d'être avouée de lui ». Pierre avait cédé sa commande à Halle ; mais il dut recommencer la peinture qui n'avait pas été agréée. La pêche et la vendange n'étaient pas livrées, à la mort de Louis XV. Je ne saurais dire ce qu'il est ad-
\. Dessus de portes confiés à Amand.
2. Dessus de portes commandés à Jolain (Clytie et Hyacinthe), et à Lépicié (Adonis et Narcisse).
3. Ils furent enlevés à la Révolution. Voy. Meyer, trad. par Dumouriez, Fragments sur Paris ; Hambourg, 4788, 2 v. in-S**, II, 285. Pour les peintures qui les remplacent, consultez E. Soulié, Notice sur les peintures et sculptures des palais de Trianon. Lépicié exposa Adonis en 1769 (n** 123) et Narcisse en «771 (n» 30); Jollain produisit ses tableaux en 1769 (n^» i67 et i08); Carême en 1775 (n^ i48); toutes ces toiles avaient 4 pieds de large sur 2 pieds 6 pouces de haut. Monnet exposa en 1773 (n»* 159 et 160) et en 1775 (n»" 142 et 143). Ses deux tableaux avaient 6 pieds de large sur2 pieds 3 pouces de haut.
4. OH934. Le tableau de Lagrenée fut exposé au salon, sous le n9 14. Un critique du temps trouve les chairs trop rouges et le paysage lourd. On croyait voir, dit-il, une tapisserie, à cause de la crudité des couleurs. Le tableau de Vien parut sous le n^ 4. Ces deux toiles avaient 9 pieds 4 pouces de haut, sur 7 pieds 4 pouces de large. Bibl. nal. Est. Collection Deloynes, IX. Je ne sais ce que sont devenus ces tableaux.
venu de ces deux toiles, et je n'ai trouvé aucune indication sur Vertumne et Bacchus qui avaient été confiés à Belle*.
Du côté du jardin botanique, le premier étage est coupé en deux dans la hauteur, de manière à former, au-dessus du cabinet du roi et de la bibliothèque botanique, un deuxième entresol auquel on montait par un petit escalier placé dans Tangle nord* (/?/. VII, e). Il s'y trouvait un cabinet, une chambre à coucher et une antichambre'. « Le second étage », dit d'Argen ville, « est
pour les seigneurs. » Les personnes marquantes de la suite du roi occupaient les chambres qui prennent jour sur les jardins. Au centre, un dédale de cabinets, presque sans lumière et sans air, logeait les gens de service *.
1. OM203-4, 1206-7. Ils ne figurent pas sur les livrets du salon.