Mercy, II, 52S
lers de la ménagerie, un certain nombre de pièces à Tusage des acteurs. N'ayant pas le temps de dresser des plans et devis réguliers, il envoya seulement au directeur des bâtiments une estimation sommaire de la dépense \ M. d'Angiviller s'en formalisa et fil à rarchitecte des observations aigres : « Vous pressentez, » lui écrivit-il, « que c'est ici une des dernières occasions dans lesquelles je procéderai sur d'aussi simples aperçus, et que le bureau sera établi dans l'esprit des nouveaux règlements. Je n'admettrai plus que des opérations constatées^ct détaillées" ». Les règlements dont parle ici M. d'Angiviller étaient alors en préparation et ils ne furent promulgués que le 26 décembre 1776 ; mais Mique les connaissait et même il en avait provoqué la rédaction. Dans la circonstance actuelle cependant, l'architecte ne méritait aucun blâme, car il était évident que, pressé par les ordres de la reine, il s'était vu obligé d'agir d'urgence. Le mécontentement de M. d'Angiviller avait un autre motif.
En prenant possession du Petit-Trianon , Marie- Antoinette voulut faire acte de souveraineté indépendante dans son petit domaine. Elle y édicta des règlements portant un intitulé jusque-là inusité en France, pays de loi salique où les femmes n'étaient pas reconnues aptes à exercer en leur nom l'autorité royale. Le fait passa inaperçu à Trianon où le public n'était pas admis; mais, plus tard, lorsqu'il se renouvela à Saint-Cloud, sous les yeux de la population parisienne, et qu'on y lut, en tête des consignes affichées dans le parc, les mots : De par la Reine, cela fit scandale*.
A Versailles, tout le service portait les couleurs du roi*. A Trianon, la domesticité eut la livrée de la reine : rouge et argent", livrée qui jouera un rôle dans l'affaire du collier. Dès 1774, Mique reçut une commission d'intendant et contrôleur général des
i. Elle s^élevait à 6,063 liv.